La
Confinanzas Tower, au centre de Caracas, construite dans les années
1990 devait symboliser l'optimisme et le progrès économique du pays. La crise économique de 1994 et le décès de
l'investisseur laisseront ce building, un des plus hauts de
l'Amérique du Sud, en état d'inachèvement. L'Etat devient
propriétaire des lieux et Hugo Chavez accède à la présidence.
Astérix : Anti-capitaliste ?
A propos de l'album Le domaine des Dieux, Albert Uderzo déclarait :
« Nous avions découvert dans des livres d’histoire que les insulae étaient déjà des habitations construites à la va-vite pour entasser les Romains les plus pauvres ensemble, et que ces bâtisses s’écroulaient régulièrement. Nous avons donc donné à César l’idée d’ôter l’invulnérabilité du village gaulois en faussant la nature qui l’entourait. Je dois avouer que j’ai rencontré pas mal d’architectes comme Anglaigus dans ma vie ! »
Slinkachu, "The Little People Project"
Slinkachu est un artiste anglais basé à Londres, dont l'oeuvre est de mettre en scène, dans les rues, des figurines miniatures et des objets les plus anodins qui peuplent notre quotidien... à l'échelle nano. L'artiste photographe nous révèle ainsi des paysages insoupçonnés et terrifiants à la fois et éveille notre attention à un monde -oublié- infiniment petit pour mieux appréhender la beauté, la banalité ou la laideur d'une plus grande échelle, celle de nos rues. Pas de message politique ou de critique sociale, mais une oeuvre surprenante que nous apprécions...
EZLN et Eco-tourisme au CHIAPAS
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| Photo : Martin Parr |
Les formes de répression qu'exercent les autorités contre le mouvement zapatiste au Chiapas sont multiples : des tentatives d'institutionnalisation des municipalités autonomes à la violence, voire à l'assassinat, de militants ou de sympathisants de l'EZLN. D'autres formes plus subtiles s'y ajoutent : la disneylisation, la marchandisation des communautés du Chiapas, la folklorisation de la culture locale, le développement du tourisme labellisé écologique ou solidaire. La France y participe activement. Nous présentons ici quelques articles.
OVENTIC, Municipalité Autonome et Rebelle Zapatiste
À l’instar des autres mouvements autochtones, le mouvement zapatiste se caractérise par une identité collective et un ancrage territorial. La territorialité des nouveaux mouvements sociaux s’exprime clairement dans l’exemple zapatiste. En plus d’être un mouvement politique, le mouvement zapatiste établit un rapport inédit au territoire : une nouvelle territorialité sociale. L'EZLN a construit sa propre territorialité sociale en érigeant de nouvelles pratiques et instances autonomes. L’appropriation de ce territoire se fait par l’exercice de l’autonomie. Mais ces nouveaux territoires que le mouvement s’approprie se trouvent autant à l’échelle locale qu’à l’international, autant au niveau pratique qu’au niveau symbolique, et peuvent, de plus, constituer un espace institutionnel et fonctionnel, et non pas uniquement un territoire physique.
Les Municipalités Autonomes et Rebelles Zapatistes, Municipios Autónomos y Rebeldes Zapatistas
La lutte menée depuis 1983 par l'Armée zapatiste de libération nationale (Ejército Zapatista de Liberación Nacional, EZLN) a pris diverses formes du pacifisme assumé à la guérilla. Après son action d'éclat en janvier 1994, l'EZLN jugea préférable d'arrêter la lutte armée pour mener un combat politique tout en gardant une organisation militaire. Depuis, elle exhorte les populations opprimées -sans distinction- à s'unir autour de ses demandes qui concernent plus de Justice et de Liberté, une plus grande et réelle démocratisation de la société. Certains analystes mexicains avancèrent alors la formule plutôt inédite de « réformisme armé ». La lutte et l'organisation de l'EZLN sont donc tout à fait particulières car les insurgés ont ainsi constitué des Municipalités autonomes rebelles zapatistes (Municipios Autónomos Rebeldes Zapatistas, MAREZ) qui représentent la première structure de gestion mise en place par le mouvement zapatiste. Ces Municipalités autonomes doivent assurer l’auto-gouvernement d'un vaste territoire libéré décrété autonome. Leur lutte s'inscrit ainsi dans cette tendance de théoriciens critiques actuels, dont Holloway, qui défendent l'idée d'une stratégie visant à maintenir à distance l'appareil d'Etat plutôt qu'à l'affronter directement. Le philosophe anglais établi au Mexique, John Holloway, avance l'idée fondamentale, dans son ouvrage Changer le monde sans prendre le pouvoir, paru en 2002, d'un anti-pouvoir dont le but est de renoncer à la prise du pouvoir mais de changer le monde en profitant des espaces de liberté que le capitalisme produit inévitablement. Une célèbre phrase du sous-commandant Marcos résume parfaitement cette théorie : « Nous ne voulons pas le pouvoir, nous voulons pouvoir.»
Les Communes de l'insurrection du Comité invisible
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| In : TIQQUN n° 2 |
« Il n’est pas question d’occuper,
mais d’être le territoire.»
En matière d'« urbanisme insurrectionnel »,
les propos de la mouvance impliquée dans la revue Tiqqun, le Parti imaginaire et le Comité invisible, constituent un renouvellement des idées et de la posture de l'intellectuel : il n'y a plus lieu de raisonner encore comme si le dilemme était de choisir entre réforme ou révolution, entre alternative et révolution, entre théorie ou action. Le livre L'insurrection qui vient paru en 2007 appelle à la destruction de l'Empire et il institue la Commune comme un des moyens pour y parvenir.
les propos de la mouvance impliquée dans la revue Tiqqun, le Parti imaginaire et le Comité invisible, constituent un renouvellement des idées et de la posture de l'intellectuel : il n'y a plus lieu de raisonner encore comme si le dilemme était de choisir entre réforme ou révolution, entre alternative et révolution, entre théorie ou action. Le livre L'insurrection qui vient paru en 2007 appelle à la destruction de l'Empire et il institue la Commune comme un des moyens pour y parvenir.
Une oeuvre magistrale pour la pensée urbaine anti-libérale car les auteurs ne s'attaquent non plus à la critique mais à l'élaboration de principes pragmatiques, non utopiques, destinés à inventer une autre communauté préparant l'insurrection qui vient. Le plus grand intérêt de leur pensée, pour ce qui concerne le domaine de l'urbanisme, est qu'elle relie, à nouveau, les différentes formes de luttes au sein d'une emprise spatiale : la Commune.
L'insurrection qui vient, les communes du Comité invisible
L'Insurrection qui vient
Le Comité invisible
Edition La Fabrique
2007
Extraits concernant les Communes et le territoire
de l'insurrection qui vient
Quatrième cercle
« Plus simple, plus fun, plus mobile, plus sûr ! »
Pages 38 à 48.
Qu’on ne nous parle plus de « la ville » et de « la campagne», et moins encore de leur antique opposition. Ce qui s’étend autour de nous n’y ressemble ni de près ni de loin : c’est une nappe urbaine unique, sans forme et sans ordre, une zone désolée, indéfinie et illimitée, un continuum mondial d’hypercentres muséifiés et de parcs naturels, de grands ensembles et d’immenses exploitations agricoles, de zones industrielles et de lotissements, de gîtes ruraux et de bars branchés : la métropole.
Mike DAVIS : un usurpateur honnête ?
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| in : TIQQUN n° 1 |
Si de nombreuses voix, reconnaissent que les grands penseurs du domaine de la géographie et de la sociologie urbaine, Edward Soja, David Harvey, Jean-Pierre Garnier, Mike Davis, etc., contribuent à démolir, par une critique radicale, l'ordre établi concernant l'ultra-libéralisation des villes, d'autres leur reprochent de ne pas proposer de solutions concrètes, ou d'élaborer un autre modèle, voire des grands principes. Pour ces derniers, leur admirable intelligence se cantonnerait ainsi dans le domaine de la critique observatrice, voire, normative et s'inscrirait dans un discours alarmiste, devenu habituel. Dans une interview accordée à la revue Vacarme [n° 46, 2009], Mike Davis* nous expose, avec la plus grande honnêteté, les termes de son engagement en tant que marxiste et universitaire. Ce qui est plutôt rare.
Mike Davis : la planète bidonville
Mike DAVIS
La planète bidonville : involution urbaine
et prolétariat informel
New Left Review n° 26, 2004
Le milieu du XXIe siècle connaîtra-t-il des révoltes plébéiennes semblables à celles du XVIIIe siècle ? Le passé n’est sans doute pas un guide très fiable des tendances à venir. Le nouveau monde urbain change à une telle vitesse qu’on ne peut guère anticiper dans quel sens il évoluera. Partout, l’accumulation continue de pauvreté mine la sécurité existentielle et pose des défis de plus en plus insurmontables à la créativité économique des pauvres. Peut-être en arrivera-t-on à un point de rupture où la pollution, la congestion et la cruauté de la vie quotidienne ne pourront plus être gérées par les réseaux de survie et de sociabilité des bidonvilles. Pour les vieilles civilisations rurales, l’ultime seuil de tolérance avant l’explosion sociale était souvent lié à la famine. Mais, pour l’instant, personne ne sait à quelle température la nouvelle pauvreté urbaine est censée entrer en combustion.
David Harvey, pour une théorie co-révolutionnaire
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| BANSKY |
David Harvey
Forum social mondial de Porto Alegre
2010
n° 7 revue ContreTemps
« Que faire ? »
La célèbre interrogation de Lénine, à coup sûr, ne peut trouver de réponse sans une idée de qui pourrait faire quoi et où. Mais un mouvement anticapitaliste global a peu de chances de voir le jour sans une perspective directrice de ce qu’il faut faire et de ce pour quoi il faut le faire.
L'art dans le metro de STOCKHOLM
Le métro de Stockholm est un véritable musée d'art moderne : pour le prix d’un simple ticket, les usagers peuvent admirer non pas les affichages publicitaires mais sculptures, mosaïques, peintures, installations, inscriptions et reliefs dans la quasi-totalité des stations. Ici, la culture s'est emparée des espaces souterrains dédiés aux transports publics, empruntés par des millions de personnes, considérés comme des lieux à part entière dans la ville et non comme des espaces/supports de publicité. L'un
des enjeux est de démocratiser l'art contemporain, de le rendre accessible dans le quotidien et moins
élitiste en le rapprochant du peuple. Non seulement l’art sort des
musées et des galeries pour être exposé dans le métro, mais le métro est conçu
en lui-même comme un terrain d’expression artistique aussi important qu'un Musée d'Art Contemporain.
CORSICA, un urbanisme explosif
L'histoire du nationalisme en Corse est de cette complexité qu'aucun texte aussi court que celui-ci peut prétendre résumer, même en isolant un thème particulier qui nous occupe ici, l'urbanisme. En Corse, plus qu'ailleurs, tout s'imbrique étroitement, les implications des uns résultant de l'action des autres et vice et versa, le clanisme -particulier en Corse- se conjugue avec la politique locale et de l'Etat, tout autant qu'avec les liens de parenté. Ce texte comporte ainsi de graves lacunes, occulte des évènements importants, l'action des syndicats et des groupes politiques, notamment écologistes. Le lecteur averti doit donc prendre ce texte comme une sorte d'introduction, une tentative de dégager les grands principes.
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| DE LA COMPLEXITÉ CORSE |
LA VILLE SOCIALISTE en URSS
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| Architectes URSS année 1960 |
LA VILLE SOCIALISTE en URSS
Systèmes communiste ou capitaliste établissent une relation entre une entité spatiale et un système idéologique, politique, économique et social. La ville socialiste de l'URSS ne diffère guère, dans ses formes urbaines, de ville capitaliste européenne. Plusieurs décennies de gestion socialiste ont laissé les mêmes traces dans les paysages, les formes – autrement dit les «structures matérielles de la ville » – que celles du capitalisme. Mais à l'inverse, si les formes urbaines présentent les mêmes caractéristiques, les villes se différencient complètement par les structures sociales, économiques.
L'utopie communiste, pour ce qui concerne l'aménagement du territoire, des villes et des quartiers, sera de courte durée malgré des réformes extra-ordinaires décidées dès les premiers mois visant notamment la gestion publique des sols, du parc immobilier et la création des Facultés ouvrières, etc., etc. Staline appuyé par une nouvelle nomenklatura de parvenus brisa l'ensemble de ces décrets. Certains affirment que le communisme est mort avec la répression sanglante de Kronstadt en 1923, d'autres avec l'exil forcé de Trotsky en 1927. En architecture, la fin de l'utopie coïncide avec les purges de 1932 et la Realpolitik qui privent de liberté de pensée les théoriciens de l'architecture et de la ville.
VOÏNA [ВOйHA], Art de rue Politique et Protestataire
Voïna (ВOйHA)
"Guerre"
Et l'art constitue le moyen le plus puissant de lutter
en faveur de la liberté. C'est pour cela que nous créons une nouvelle sorte d'artiste russe, un intrépide Robin des Bois !
Voïna (ВOйHA) signifie "Guerre". Nous avons déclaré la guerre à tout ce monde de l'art glamouro-fasciste qui ne produit que des objets d'art morts… Toute cette pitoyable masturbation artistique pseudo-libérale avec des programmes, c'est dépassé. Il est temps de s'opposer pour de bon au lieu de se contenter de jouer avec les mots… Notre but est de montrer la communauté artistique glamour et conformiste sous son vrai jour, pour que tout le monde puisse en rire. Elle est vendue, fascisoïde et ne reproduit de la merde artistique sans odeur complètement ringarde.
VOÏNA [ВOйHA] : Comment Voler un Poulet ?
Voïna (ВOйHA)
Новая скандальная акция группы Война «Пошто пиздили Куру?» или «Сказ о том, как Пизда Войну кормила»
Эпиграф:«Барским крестьянам от доброжелателей поклон!»Н. Г. Чернышевский
Video : http://www.liveleak.com/
Ken LOACH, Cathy Come Home
Cathy
Come Home, est un des premiers téléfilms du célèbre
réalisateur Ken Loach pour la télévision britannique, la BBC. Ce
classique de la télévision anglaise fut regardé par un quart de la
population lors de sa diffusion en 1966, et souleva
l’indignation nationale.
Pourquoi
? Qu’est-ce qui bouleversa tant les Anglais ?
Ernest Pignon-Ernest
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BREST 2006
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«
Je n’ai pas du tout l’illusion d’une action effective, d’une
espèce d’efficacité de mes images. Il ne s’agit pas d’affiches,
je ne porte pas de mot d’ordre (…). Je n’ai pas cet objectif de
réaliser des images engagées qui interviendraient sur la vie des
gens. (…) C’est pas le thème qui fait, c’est plutôt la façon
d’appréhender
les réalités, de s’inscrire dedans plutôt que les thèmes. »
Ernest
Pignon-Ernest né en 1942 à Nice, est autodidacte, et débute
sa vie professionnelle en gagnant sa vie en dessinant des plans de
maisons pour des architectes et des affiches pour le cinéma ou des
organisations (syndicats, partis politiques…).
Depuis le milieu des
années 1960, il intervient principalement dans l’espace urbain en
installant des images d’hommes et de femmes à taille réelle dans
des lieux publics, en dehors de musées. Une de ses premières
oeuvres est installée en 1966 sur les routes conduisant au Plateau
d’Albion, au moment de la construction des silos souterrains prévus
pour abriter les missiles. Elle consiste en une série de pochoirs
dérivés des ombres portées d’Hiroshima et de Nagasaki, ces
silhouettes humaines projetées sur les murs par le flash nucléaire.
En 1971, Ernest Pignon-Ernest interviendra pour le centenaire de la Commune de Paris en collant des sérigraphies de "gisants" dans des lieux de "lutte" historique de la capitale [Lire notre article], et s'opposera en 1974 contre le
jumelage de sa ville natale, Nice avec Le Cap, ville de l'Afrique du
Sud. À la demande du Comité spécial des Nations-Unies contre
l’apartheid, il a été l’un des promoteurs avec Jacques Derrida
et Antonio Saura du projet collectif « Artistes du Monde contre
l’apartheid » conduit entre 1981 et 1996.
ISTANBUL Luttes urbaines
février 2011
Posée entre deux continents et foyer de multiples cultures, Istanbul est une ville qui change à toute vitesse : multiplication des résidences fermées, formatage international sur l’air de « capitale européenne de la culture » et de « ville globale »… La métropole turque n’échappe pas à la financiarisation que connaissent de nombreuses villes dans le monde. Journaliste à Express, un magazine stambouliote qui donne dans la critique sociale solide, drôle et argumentée, Ulus Atayurt est passionné par « sa » ville, qu’il connaît dans les moindres recoins : il nous propose ici une lecture critique et éclairée des dynamiques touchant aujourd’hui Istanbul.
ISTANBUL : Politiques d’urbanisation et résistances populaires
« Quartiers de contestation...
quartiers d’exclusion »
Politiques d’urbanisation et résistances populaires à Istanbul
Gülçin ERDI LELANDAIS
L'Harmattan 2009/4 - n° 76
« La métropole est en quelque sorte un gigantesque mécanisme
de tri et de filtrage qui […] sélectionne infailliblement
dans l’ensemble de la population les individus les
mieux à même de vivre dans un secteur particulier et un
milieu particulier selon des voies que l’on ne saisit pas
encore complètement… »
Robert Park
L’exode rural qui se développe fortement en Turquie à partir des années 1950 a entraîné à la périphérie d’Istanbul l’apparition de gecekondu (bidonvilles), puis leur multiplication en raison à la fois de l’absence de politiques publiques d’aménagement urbain d’une part, et des calculs électoraux des responsables politiques de l’autre. L’ouverture des négociations avec l’Union européenne en 2006 et le choix d’Istanbul comme capitale culturelle de l’Europe pour l’année 2010 ont été l’occasion pour la Turquie de mettre sur pied un vaste projet de transformation urbaine dont un des aspects est la destruction des bidonvilles pour les remplacer rapidement par des cités d’immeubles construites par Toplu Konut Idaresi (TOKI), institution publique de construction de logements collectifs. Contrairement aux années 1980 et 1990 où ce type de construction était localisé dans les quartiers périphériques, il s’agit maintenant, au coeur des villes, de restructurer des zones considérées comme insalubres, mais à fort potentiel immobilier, pour y installer des populations socialement et financièrement aisées.
GUÉRILLA POLITIQUE INTRA-URBAINE
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| Explosion d'un immeuble HLM / Vitry-sur-Seine / France |
M. Bensaada
Animateur de l’association Quartier Nord/Quartier Fort, membre fondateur du CRAP (Collectif de réflexion et d’action populaire, né à Marseille), il revient sur les causes de la dépolitisation
dans les quartiers populaires et propose.
dans les quartiers populaires et propose.
Le constat sur l’état des quartiers populaires est unanime et dire que leur situation est critique d’une grande banalité… une fois cette assertion posée en guise d’introduction, il s’agit de mettre en perspective une des causes majeures du marasme dans lequel vivent ou plutôt survivent ces populations. Si l’on peut rapidement se rendre compte de la détresse économique, de la précarité comme destin commun, de la stigmatisation continue des populations des quartiers populaires, il est une conclusion qui met du temps à émerger dans la réflexion : le degré de dépolitisation très avancée de ces quartiers.
Niki de Saint Phalle, Giardino dei Tarocchi
Giardino dei Tarocchi
Je te parlais de Gaudi et du Facteur Cheval que je venais de découvrir et dont j’avais fait mes héros : ils représentaient la beauté de l’homme, seul dans sa folie, sans aucun intermédiaire, sans musée, sans galeries.
Je te provoquai en te disant que le Facteur Cheval était un bien plus grand sculpteur que toi. « Je n’ai jamais entendu parler de cet idiot, dis-tu. Allons le voir tout de suite. » Tu insistais. C’est ce que nous fîmes et la découverte de ce créateur marginal t’apporta une immense satisfaction. Tu fus séduit par la poésie et le fanatisme de ce petit postier qui avait réalisé son rêve immense et fou.
Niki de Saint Phalle, lettre à Tinguely.
Pasolini et le monde des borgate
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