Niki de Saint Phalle, Giardino dei Tarocchi



Giardino dei Tarocchi

Je te parlais de Gaudi et du Facteur Cheval que je venais de découvrir et dont j’avais fait mes héros : ils représentaient la beauté de l’homme, seul dans sa folie, sans aucun intermédiaire, sans musée, sans galeries.

Je te provoquai en te disant que le Facteur Cheval était un bien plus grand sculpteur que toi. « Je n’ai jamais entendu parler de cet idiot, dis-tu. Allons le voir tout de suite. » Tu insistais. C’est ce que nous fîmes et la découverte de ce créateur marginal t’apporta une immense satisfaction. Tu fus séduit par la poésie et le fanatisme de ce petit postier qui avait réalisé son rêve immense et fou.

Niki de Saint Phalle, lettre à Tinguely.







[Source Wikipedia]


Le jardin des Tarots (Giardino dei Tarocchi)

est un environnement d’art constitué de sculptures monumentales et situé à Garavicchio, un hameau de Capalbio en Toscane. Il a été créé par l'artiste française Niki de Saint Phalle (1930-2002). 
Basé sur les 22 arcanes du jeu de tarot, il a été réalisé entre 1979 et 1993. Construit avec la participation initiale de son mari, le sculpteur Jean Tinguely (qui fit les structures), et avec l’aide de nombreux ouvriers.







PARC GUELL, Barcelone, Gaudi.








Avec la réalisation de son jardin fantastique, pendant plus de 20 ans,  Niki De Saint Phalle concrétisa un de ses rêves de jeunesse. Bien sûr, on ne peut manquer de relever les similitudes et références du Jardin des Tarots avec l’œuvre de l'architecte catalan Antoni Gaudí qu’elle découvrit en 1955 (et notamment du Parc Güell deBarcelone), ou avec celles du Parco dei Mostri (Parc des monstres) situé à Bomarzo. Et avec les Environnements d’art populaire comme celui du Facteur Cheval que l’on peut y voir une parenté. 



Niki et Tinguely, son compagnon visitent  les Watts Towers à Los Angeles. Ces découvertes amèneront la réalisation du Cyclope de Tinguely, et la mise en œuvre du Jardin des Tarots. 


« Ces œuvres m’ont profondément inspirée, alors qu’elles n’étaient pas considérées sérieusement par les autres artistes qui les voyaient comme du « Folk Art ». Je me suis identifié à elles, je me suis sentie moi aussi comme une outsider parmi les autres artistes. Je n’ai jamais suivi d’école d’art et je suis autodidacte. Je considère ces gens comme mes professeurs et mes maîtres et je me sens beaucoup plus proche d’eux que de mes contemporains.»






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