Laboratoire Urbanisme Insurrectionnel

Ken LOACH, Cathy Come Home




Cathy Come Home, est un des premiers téléfilms du célèbre réalisateur Ken Loach pour la télévision britannique, la BBC. Ce classique de la télévision anglaise fut regardé par un quart de la population lors de sa diffusion en 1966,  et souleva l’indignation nationale. 

Pourquoi ? Qu’est-ce qui bouleversa tant les Anglais ? 


LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : BIDONVILLE, CINEMA, CRITIQUE POLITIQUE, FILM, LONDRES

BANKSY






LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : ART POLITIQUE, ART URBAIN

BLEK Le Rat



LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : ART URBAIN

JR = Artiviste urbain




LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : ART URBAIN

Ernest Pignon-Ernest

BREST 2006


« Je n’ai pas du tout l’illusion d’une action effective, d’une espèce d’efficacité de mes images. Il ne s’agit pas d’affiches, je ne porte pas de mot d’ordre (…). Je n’ai pas cet objectif de réaliser des images engagées qui interviendraient sur la vie des gens. (…) C’est pas le thème qui fait, c’est plutôt la façon
d’appréhender les réalités, de s’inscrire dedans plutôt que les thèmes. »




Ernest Pignon-Ernest né en 1942 à Nice, est autodidacte, et débute sa vie professionnelle en gagnant sa vie en dessinant des plans de maisons pour des architectes et des affiches pour le cinéma ou des organisations (syndicats, partis politiques…). 
Depuis le milieu des années 1960, il intervient principalement dans l’espace urbain en installant des images d’hommes et de femmes à taille réelle dans des lieux publics, en dehors de musées. Une de ses premières oeuvres est installée en 1966 sur les routes conduisant au Plateau d’Albion, au moment de la construction des silos souterrains prévus pour abriter les missiles. Elle consiste en une série de pochoirs dérivés des ombres portées d’Hiroshima et de Nagasaki, ces silhouettes humaines projetées sur les murs par le flash nucléaire. En 1971, Ernest Pignon-Ernest interviendra pour le centenaire de la Commune de Paris en collant des sérigraphies de "gisants" dans des lieux de "lutte" historique de la capitale [Lire notre article], et s'opposera en 1974 contre le jumelage de sa ville natale, Nice avec Le Cap, ville de l'Afrique du Sud. À la demande du Comité spécial des Nations-Unies contre l’apartheid, il a été l’un des promoteurs avec Jacques Derrida et Antonio Saura du projet collectif « Artistes du Monde contre l’apartheid » conduit entre 1981 et 1996. 


LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : ART URBAIN

ISTANBUL Luttes urbaines

Istanbul, photo : Roemers


CONSTRUIRE POUR LES RICHES
DÉTRUIRE POUR LES PAUVRES

Capitale Istanbul


 Aristide Bostan,
 CQFD n°85  
février 2011

Suite à l'article Istanbul,
 Politiques d'urbanisation et Résistances populaires, 


Posée entre deux continents et foyer de multiples cultures, Istanbul est une ville qui change à toute vitesse : multiplication des résidences fermées, formatage international sur l’air de « capitale européenne de la culture » et de « ville globale »… La métropole turque n’échappe pas à la financiarisation que connaissent de nombreuses villes dans le monde. Journaliste à Express, un magazine stambouliote qui donne dans la critique sociale solide, drôle et argumentée, Ulus Atayurt est passionné par « sa » ville, qu’il connaît dans les moindres recoins : il nous propose ici une lecture critique et éclairée des dynamiques touchant aujourd’hui Istanbul.

LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : ACTIVISME, CRITIQUE URBANISME, EMBOURGEOISEMENT, ISTANBUL, LUTTE URBAINE

ISTANBUL : Politiques d’urbanisation et résistances populaires


« Quartiers de contestation... 

quartiers d’exclusion »

Politiques d’urbanisation et résistances populaires à Istanbul


Gülçin ERDI LELANDAIS

L'Harmattan 2009/4 - n° 76

« La métropole est en quelque sorte un gigantesque mécanisme
de tri et de filtrage qui […] sélectionne infailliblement
dans l’ensemble de la population les individus les
mieux à même de vivre dans un secteur particulier et un
milieu particulier selon des voies que l’on ne saisit pas
encore complètement… »

Robert Park



L’exode rural qui se développe fortement en Turquie à partir des années 1950 a entraîné à la périphérie d’Istanbul l’apparition de gecekondu (bidonvilles), puis leur multiplication en raison à la fois de l’absence de politiques publiques d’aménagement urbain d’une part, et des calculs électoraux des responsables politiques de l’autre. L’ouverture des négociations avec l’Union européenne en 2006 et le choix d’Istanbul comme capitale culturelle de l’Europe pour l’année 2010 ont été l’occasion pour la Turquie de mettre sur pied un vaste projet de transformation urbaine dont un des aspects est la destruction des bidonvilles pour les remplacer rapidement par des cités d’immeubles construites par Toplu Konut Idaresi (TOKI), institution publique de construction de logements collectifs. Contrairement aux années 1980 et 1990 où ce type de construction était localisé dans les quartiers périphériques, il s’agit maintenant, au coeur des villes, de restructurer des zones considérées comme insalubres, mais à fort potentiel immobilier, pour y installer des populations socialement et financièrement aisées.

LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : ACTIVISME, CRITIQUE URBANISME, EMBOURGEOISEMENT, ISTANBUL, LUTTE URBAINE

GUÉRILLA POLITIQUE INTRA-URBAINE

Explosion d'un immeuble HLM / Vitry-sur-Seine / France

M. Bensaada

Animateur de l’association Quartier Nord/Quartier Fort, membre fondateur du CRAP (Collectif de réflexion et d’action populaire, né à Marseille), il revient sur les causes de la dépolitisation 
dans les quartiers populaires et propose.



Le constat sur l’état des quartiers populaires est unanime et dire que leur situation est critique d’une grande banalité… une fois cette assertion posée en guise d’introduction, il s’agit de mettre en perspective une des causes majeures du marasme dans lequel vivent ou plutôt survivent ces populations. Si l’on peut rapidement se rendre compte de la détresse économique, de la précarité comme destin commun, de la stigmatisation continue des populations des quartiers populaires, il est une conclusion qui met du temps à émerger dans la réflexion : le degré de dépolitisation très avancée de ces quartiers.

LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : ACTIVISME, FRANCE

Niki de Saint Phalle, Giardino dei Tarocchi



Giardino dei Tarocchi

Je te parlais de Gaudi et du Facteur Cheval que je venais de découvrir et dont j’avais fait mes héros : ils représentaient la beauté de l’homme, seul dans sa folie, sans aucun intermédiaire, sans musée, sans galeries.

Je te provoquai en te disant que le Facteur Cheval était un bien plus grand sculpteur que toi. « Je n’ai jamais entendu parler de cet idiot, dis-tu. Allons le voir tout de suite. » Tu insistais. C’est ce que nous fîmes et la découverte de ce créateur marginal t’apporta une immense satisfaction. Tu fus séduit par la poésie et le fanatisme de ce petit postier qui avait réalisé son rêve immense et fou.

Niki de Saint Phalle, lettre à Tinguely.

LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : ART URBAIN, ITALIE, LIEU

Pasolini et le monde des borgate





Il y a une phrase de Sade qui dit qu'il n'est rien de plus

profondément anarchique que le pouvoir.
J'ai par conséquent pris Salo comme symbole du pouvoir
qui transforme
des êtres humains en objets.

Pier Paolo Pasolini


LA SUITE EST PAR ICI
1 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : BIDONVILLE, CINEMA, CRITIQUE POLITIQUE, CRITIQUE URBANISME, FILM, ITALIE, LUI

NAPOLI Le mani sulla città




Main basse sur la ville, [Le mani sulla città] réalisé en 1963 par Francesco Rosi, napolitain d'origine, est un film quasi documentaire sur les malversations d’un promoteur/politicien à Naples. Il constitue, aujourd’hui, un précieux témoignage sur les modalités d’actions des spéculateurs, le processus de corruption des administrations et un aperçu de la vie des habitants pauvres et riches de Napoli. Il est également un témoignage de l’engagement des intellectuels contre le système politique. Le mani sulla città est devenu une référence et une expression courante en Italie pour dénoncer les malversations de la spéculation et du monde politique. 

LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : CINEMA, CRITIQUE POLITIQUE, CRITIQUE URBANISME, FILM, ITALIE, LUI

Psychogéographie

NAKED CITY, Guy Debord


Guy Debord
Introduction à une critique de la géographie urbaine 
Les Lèvres nues, n°6 Mai 1955, Bruxelles.



De tant d’histoires auxquelles nous participons, avec ou sans intérêt, la recherche fragmentaire d’un nouveau mode de vie reste le seul côté passionnant. Le plus grand détachement va de soi envers quelques disciplines, esthétiques ou autres, dont l’insuffisance à cet égard est promptement vérifiable. Il faudrait définir quelques terrains d’observation provisoires. Et parmi eux l’observation de certains processus du hasard et du prévisible, dans les rues.

LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : DEBORD, FRANCE, THEORIES URBA

Internationale lettriste et Urbanisme

Pour son Guide psychogéographique de Paris. Discours sur les passions de l’amour (Pentes psychogéographiques de la dérive et localisation d’unités d’ambiances), imprimé aussi en mai 1957 à Copenhague (dépliant 60 cm × 73,5 cm), Guy Debord avait découpé un Plan de Paris à vol d’oiseau dessiné par Georges Peltier et édité par Blondel La Rougery en 1951. [source : Juralibertaire]



Nous présentons ici, les articles, concernant l’urbanisme et l'architecture, de l'Internationale lettriste publiés dans les bulletins Potlatch. 

En novembre 1952 naît l'Internationale lettriste (I.L), qui revendique une attitude plus proche des anarchistes et des marxistes révolutionnaires que de l'idéal de "créativité généralisée" en vogue à Paris. Les "internationaux" lettristes incarnent une sorte de saint-germain-des-prés souterrain, vivant de façon clandestine leur refus de la norme sociale dans un Paris de l'après-guerre pas encore rénové par les urbanistes. L'I.L fonde la revue Potlach qui commence à paraître en 1954. 

LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : CRITIQUE URBANISME, DEBORD, FRANCE, THEORIES URBA

MANUEL de Contre Guérilla Urbaine



Les militaires américains après les insurrections, les guérillas urbaines et les révolutions Sud-américaines se sont intéressés aux écrits des révolutionnaires, Marighella, Che Guevara, Tupamaros, etc. afin de les étudier et d’élaborer des tactiques contre-insurrectionnelles, des réponses militaire, politique ou psychologique. L’état major des armées en France, en matière contre-insurrectionnelle, disposait également d’une solide expérience après les guerres coloniales. Le Vietnam, qui fut le premier laboratoire expérimental de la torture policière et militaire,  puis la bataille d’Alger, auront permis de former, sur le terrain, des militaires, des spécialistes qui serviront par la suite, en tant que mercenaire ou délégué, dans certains pays insurgés, dont l’Argentine probablement,  et dans les écoles contre-insurrectionnelles des USA. 

La bataille de Grozny marque une rupture dans les tactiques de guérilla urbaine. L’expérience de l’armée russe, en matière de combats en zone urbaine, du fait des guérillas urbaines de la seconde guerre mondiale - Stalingrad, Leningrad, etc.- parvint avec les plus grandes difficultés, malgré un avantage technologique et numérique, à s’emparer de Grozny. La ville était, à la fin des combats, un champs de ruines. Selon un rapport du ministère de la défense française :

«En effet, pour la première fois en 1994, une armée conventionnelle, qui bénéficiait d’un rapport de force a priori écrasant et qui plus est, ne s’embarrassait pas des «dommages collatéraux», a été mise en échec en zone urbaine par un adversaire asymétrique en comparaison très faiblement armé. Comme l’avait prédit le général Krulak du Marines Corps américain, le conflit tchétchène apparaît donc bien comme une matrice des engagements contemporains, dans lesquels la ville constitue pour l’ennemi irrégulier le milieu le plus favorable pour résister aux armées modernes. Les récents déboires de Tsahal lors des attaques des fiefs du Hezbollah au Sud Liban l’ont rappelé.»

LA SUITE EST PAR ICI
1 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : ANTI INSURRECTION, FRANCE

Un monde à venir : Entretien avec Cornélius Castoriadis



Paris, les Champs-Elysées : du champ de la contestation 1968, au champ de blé 2010. 



Cornélius Castoriadis 

Entretien avec Olivier Morel
La République des Lettres


Olivier Morel : J'aimerais d'abord évoquer votre trajectoire intellectuelle, à la fois atypique et symbolique. Quel est aujourd'hui votre jugement à l'égard de cette aventure commencée en 1946 : 
Socialisme ou Barbarie ?

LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : CRITIQUE POLITIQUE

TUPAMAROS | La guérilla urbaine

Carte d'attaque





TUPAMAROS
La guérilla urbaine



A la différence d’autres guérillas latino-américaines, le terrain d’actions du Mouvement de Libération Nationale - Tupamaros, est essentiellement urbain. Conscients que le pays ne dispose pas de montagnes ou d’épaisses forêts à partir desquelles mener une activité de guérilla efficace, les révolutionnaires uruguayens devront livrer un combat urbain, et  faire preuve d’innovation en matière de lutte révolutionnaire. La campagne ne sera qu’un terrain auxiliaire d’appui, de planification et d’éventuel repli stratégique à une guérilla nécessairement citadine. La ville devenait ainsi le lieu des combats, contraire à la théorie du Foco bien établie voire mythique de Che Guevara, qui avait dans ses écrits largement sous-représenté, voire sous-estimé, les actions de la guérilla urbaine des villes de Cuba, pour magnifier la guérilla rurale. Pourtant sans les militants révolutionnaires agissant dans les villes, la guérilla rurale cubaine aurait eu moins de chance de succès, les villes procurant aux bases rurales armes et munitions, médicaments ainsi que nombre d’objets de première nécessité. De plus, l’échec de la guérilla menée par Che Guevara en Bolivie marquait les limites d’une installation révolutionnaire en milieu rural. 


LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : REVOLUTION, THEORIE INSURRECTION, URUGUAY

TIQQUN : Dernier avertissement au parti imaginaire concernant l’espace public



Tiqqun

Organe de liaison au sein du Parti Imaginaire

Dernier avertissement au parti imaginaire 

concernant l’espace public


Zone d'Opacité Offensive (dit « Tiqqun 2 »)
2001

ARTICLE PREMIER
La destination de l’espace public est l’échange et la circulation des marchandises. Comme toutes les autres marchandises, les hommes s’y déplacent librement.

LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : CRITIQUE URBANISME, FRANCE, TIQQUN

Edward Soja | Justice Spatiale | Seeking spatial justice





Pour ceux qui s'intéressent au concept de Justice spatiale, notons la publication du géographe Edward W. Soja, Seeking spatial justice. Nous publions ici, un excellent résumé du livre et une lecture critique faite par Arnaud Brennetot, spécialiste français en la matière. 

Lecture critique de
Arnaud Brennetot


Dans son dernier livre, Seeking Spatial Justice, Edward W. Soja dessine les contours d’une géographie volontaire et progressiste. Conscient que tout savoir sur l’espace est aussi un pouvoir, il invite les scientifiques impliqués dans l’aménagement et l’urbanisme à s’engager aux côtés des acteurs du mouvement social dans le combat pour la « justice spatiale ». L’ambition militante est donc pleinement assumée, non sans parti pris.
Si l’expression « justice spatiale » est utilisée pour la première fois dans le titre d’un ouvrage académique, les travaux portant sur la dimension géographique de la justice sont plus nombreux et variés que n’en rend compte l’auteur. Selon lui, depuis la publication de Social Justice and the Citypublié par David Harvey en 1973, « presque rien n’a été écrit sur le sujet spécifique [de la justice territoriale] » (p. 90). De nombreux travaux sont ainsi ignorés. C’est le cas de la plupart des auteurs francophones (Jean Gottmann, Antoine S. Bailly, Bernard Bret). Seul Alain Reynaud bénéficie d’une courte allusion. L’œuvre du géographe anglais David Marshall Smith est réduite à quelques lignes. Les différents points de réflexion que Soja développe dans les premiers chapitres sont stimulants mais, pour la plupart, déjà connus : la difficulté à concevoir l’équité dans un espace différencié, les problèmes d’injustice liés aux discriminations institutionnalisées (apartheid, gerrymandering…), le fait que l’(in)justice est un phénomène multiscalaire. L’exemple qu’il développe dans le prologue à propos du système des transports collectifs à Los Angeles rappelle ainsi qu’un égalitarisme strict est souvent moins équitable qu’une procédure de discrimination positive. En ce sens, l’expression d’« (in)justice spatiale », également utilisée autrefois par David Marshall Smith (1977 et 1979) et Antoine S. Bailly (1981), n’offre pas l’avancée décisive qu’annonce l’auteur, notamment au regard des travaux réalisés en partant d’autres formulations comme la « justice dans l’espace géographique » (Gottmann, 1966), la « justice sociale territoriale » (Harvey, 1973) ou l’« équité territoriale » (Bret, 2008).

LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : CRITIQUE POLITIQUE

La COMMUNITAS de BEAUDUC

Crédit photo : http://les-photos-du-chamoux.blogspot.com/




Beauduc nous intéresse particulièrement au Labo, dans notre vision d'appréhender toutes les formes extra-ordinaires d'urbanisme, au sens large du terme, qui présentent les particularités de s'inscrire dans la lutte politique par des actions violentes ou insurrectionnelles s'opposant aux institutions d'un pouvoir ; mais aussi à certaines formes d'actions illégales et/ou spontanées issues de la volonté d'habitants regroupés intentionnellement pour cela. En considérant que parfois, l'illégalité est une première forme de contestation silencieuse qui se déploie non dans le domaine des idées mais dans celui, qui nous intéresse le plus, de l'action.

Beauduc est, ou était peut-être, avant tout une expérience de vie communautaire para-normale ou extra-ordinaire qui marque son genius loci. Certains affirment qu'il s'agit bien là d'une forme d'utopie réalisée, c'est à dire d'une vie sans contrainte, non réglementée où chacun est libre d'agir à sa guise tant qu'il ne gêne pas autrui, d'autres comparent Beauduc aux communautés anarchistes. Rien de cela ici, d'une part parce que Beauduc est un village de villégiature habité seulement durant la saison chaude et qu'il s'est construit sans aucune idéolgie politique, à l'écart de la chose politique, une forme de spontanéïté populaire venue tout naturellement à l'esprit des premiers habitants. Beauduc ne peut être lié à aucune théorie ou idée d'organisation politique parlementaire ou extra-parlementaire ; Beauduc est simplement né du bon plaisir des ouvriers de la région.

LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : FRANCE, ILLEGALISME, LIEU, LUI

Un capitalisme festif / l'espace public réenchanté

photo : Andreas Gursky



Jean-Pierre Garnier

Texte initialement paru dans Le Monde libertaire 

11-17 décembre 2008

L’espace public réenchanté



« Technoparade », « Paris-plage », « Nuit blanche » à Paris, « Biennale de la danse », « Fête des lumières » ou « Nuits sonores » à Lyon, « Folles journées » à Nantes, «Transmusicales » à Rennes, « Lille 2004 » puis « Bombaysers de Lille », et « fêtes de la musique » un peu partout… On n’en finirait plus d’énumérer les manifestations festives mises sur pied dans l’espace public depuis la fin du siècle dernier avec le concours et, de plus en plus, à l’initiative des pouvoirs publics locaux.


Lors des opérations d’aménagement urbain portant sur des rues, boulevards, places, esplanades ou quais, une attention croissante est accordée à la possibilité offerte à la foule de « s’emparer joyeusement de ces lieux ». À chaque fois, l’objectif proclamé est le même : « recréer du lien social », rendre à l’espace public, fût-ce que de manière éphémère, sa vocation de lieu par excellence de la sociabilité collective. Le phénomène n’est pas propre à la France, même si, à cet égard, celle-ci a pu servir de modèle, mais il a pris dans ce pays une ampleur soudaine qui ne laisse pas d’interroger. Quelle logique préside à l’essor de cette esthétisation festive de la politique urbaine ? Au-delà des discours promotionnels, à quelles finalités obéit-elle ? Quels intérêts, quels désirs, quels manques ou quelles peurs vise-t-elle à satisfaire, à combler ou à exorciser ?


LA SUITE EST PAR ICI
1 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : CRITIQUE URBANISME, FRANCE, GARNIER

Pour un projet utopien spatio-temporel



David HARVEY
Extrait de :
Spaces of Hope, Edinburgh 
2000


[...] L’échec des utopies réalisées des formes spatiales peut tout aussi raisonnablement être attribué aux processus mobilisés en vue de les matérialiser qu’aux défauts de la forme spatiale en tant que telle. 
C’est cela qui rend tout utopisme architectural impossible dans les conditions actuelles, comme Manfredo Tafuri l’a montré de façon convaincante. Une contradiction plus fondamentale est cependant ici à l’œuvre. Les utopies de la forme spatiale entendent, de manière caractéristique, stabiliser et contrôler les processus qui doivent être mobilisés en vue de leur construction. Dans l’acte même de sa réalisation, le processus historique prend ainsi le contrôle de la forme spatiale qui est censée le contrôler. Il convient de l’examiner de plus près.


LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : HARVEY, THEORIES URBA

Les architectes soviétiques à la conquête du territoire, 1917 - 1932.







En Octobre 1917, l'Union soviétique sera, pour beaucoup, une terre d'espérance, le pays de l'Utopie réalisée.


Dans le domaine particulier de l'architecture et de l'urbanisme, cette utopie se concrétise par l'un des premiers décrets adoptés par les bolcheviks et visant la gestion du parc immobilier intitulé Sur la nationalisation des biens immobiliers dans les villes et sur la réquisition du loyer, O nacionalizacii gorodskih nêdvižimostêj i o rêkvizicii kvartirnoj platy. Il est promulgué le 4 décembre 1917 et met en oeuvre la politique dite de « répartition de l'habitat » (êrêdêl žili ), qui consiste à réquisitionner les appartements bourgeois et à les attribuer aux travailleurs. Le 20 août 1918, le gouvernement soviétique décrète la nationalisation des immeubles d'habitation des villes. Le décret Sur l'abolition du droit à la propriété privée dans l'immobilier dans les villes, place légalement le « logement des riches » sous le contrôle des Soviets locaux. Pour la première fois dans l'histoire de l'Humanité, un pays développé réalise un des fondements des utopies urbaines, en abolissant la propriété privée, en éliminant par la même occasion les phénomènes urbains liés à la rente, à la spéculation, à l'individualisme. Ceci présageait un avenir radieux, pour la ville socialiste future. 

Car dès lors, il ne s'agissait plus de poser la question des villes en termes de formes, de styles, de techniques mais bien comme un objet final devant, tout simplement, se poser contre l'inhumanité des villes capitalistes. L'histoire en décidera autrement car la première guerre mondiale suivie immédiatement de la guerre civile, soutenue par les pays capitalistes européens, les famines, les épidémies, la ruine économique exacerbèrent l'impatience et les passions du peuple russe ; le communisme " rêvé" se transforma en "communisme de guerre" pour prendre la forme, par la suite, d'un communisme "réel" modelé par Staline et les nécessités de la seconde guerre mondiale qui s'annonçait. 

En 1936, les purges staliniennes marquent, d'une certaine manière, un tournant décisif dans l'idéologie communiste, qui prend pour base dès lors le "réalisme socialiste", opposé aux idées de Marx, d'Engels et de Lénine. Notre propos qui concerne l'urbanisme et l'architecture au sens large s'arrête à la répression sanglante de Staline, et concerne donc la période entre Octobre 1917 et 1932.


LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : LUI, RUSSIE, THEORIES URBA

TIQQUN : Notes sur le local




LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : CRITIQUE URBANISME, TIQQUN

HANOÏ, sans touristes





HANOÏ, le quartier de la gare


Le quartier de la gare de Hanoï est récent, au départ des colons français en 1954, quelques baraquements s'éparpillaient entre les lacs. Il est le produit des conséquences de la guerre du Vietnam contre les USA qui avait contraint le pays à une économie de guerre, puis de la crise du logement chronique, puis enfin de la libéralisation de l'économie. Les habitants profitèrent de l'assouplissement des lois et des règles d'urbanisme, des lois concernant le lieu de résidence assigné pour chaque citoyen et d'une forme admise de corruption généralisée à l'ensemble des institutions, pour agrandir, surélevé, étendre, reconstruire. Les façades, par endroit, se touchent pratiquement formant ainsi des tunnels, des passages étroits dignes des cités médiévales.

 Carte postale sublimant le chaos urbano-architectural d'un quartier pauvre ? Non. Car, aujourd'hui, les nouvelles classes moyennes de Hanoï préfèrent, malgré toutes les vicissitudes, habiter ce quartier central plutôt que les nouveaux quartiers modernes périphériques et confortables. 

LA SUITE EST PAR ICI
0 commentaires
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : LIEU, LUI, PHOTOGRAPHE, VIETNAM
Articles plus récents Articles plus anciens Accueil
Inscription à : Articles (Atom)

Pages

  • Accueil

Translator

Archives

  • ▼  2026 (8)
    • ▼  août (2)
      • USA 1960's | Urbanisme Underground | Architectures...
      • Territoire et Villes en Chine Maoïste
    • ►  juillet (1)
    • ►  juin (2)
    • ►  mai (2)
    • ►  janvier (1)
  • ►  2024 (9)
    • ►  novembre (1)
    • ►  septembre (2)
    • ►  août (1)
    • ►  juillet (2)
    • ►  juin (1)
    • ►  janvier (2)
  • ►  2023 (2)
    • ►  juin (1)
    • ►  avril (1)
  • ►  2022 (2)
    • ►  octobre (1)
    • ►  septembre (1)
  • ►  2021 (2)
    • ►  mai (1)
    • ►  mars (1)
  • ►  2020 (4)
    • ►  octobre (1)
    • ►  septembre (1)
    • ►  juin (1)
    • ►  mars (1)
  • ►  2019 (6)
    • ►  octobre (1)
    • ►  septembre (4)
    • ►  février (1)
  • ►  2018 (7)
    • ►  décembre (1)
    • ►  novembre (2)
    • ►  septembre (1)
    • ►  juin (1)
    • ►  mai (1)
    • ►  janvier (1)
  • ►  2017 (7)
    • ►  août (2)
    • ►  juillet (2)
    • ►  mai (2)
    • ►  avril (1)
  • ►  2016 (12)
    • ►  décembre (1)
    • ►  octobre (1)
    • ►  septembre (1)
    • ►  juillet (2)
    • ►  juin (1)
    • ►  mai (1)
    • ►  avril (1)
    • ►  mars (1)
    • ►  février (2)
    • ►  janvier (1)
  • ►  2015 (11)
    • ►  décembre (3)
    • ►  octobre (2)
    • ►  septembre (1)
    • ►  mars (3)
    • ►  février (2)
  • ►  2014 (19)
    • ►  décembre (1)
    • ►  novembre (1)
    • ►  septembre (2)
    • ►  juillet (2)
    • ►  juin (3)
    • ►  mai (1)
    • ►  avril (1)
    • ►  mars (1)
    • ►  février (5)
    • ►  janvier (2)
  • ►  2013 (45)
    • ►  décembre (2)
    • ►  novembre (3)
    • ►  octobre (3)
    • ►  septembre (5)
    • ►  juin (1)
    • ►  mai (6)
    • ►  avril (2)
    • ►  mars (8)
    • ►  février (7)
    • ►  janvier (8)
  • ►  2012 (138)
    • ►  décembre (15)
    • ►  novembre (12)
    • ►  octobre (17)
    • ►  septembre (7)
    • ►  août (10)
    • ►  juillet (10)
    • ►  juin (11)
    • ►  mai (8)
    • ►  avril (9)
    • ►  mars (6)
    • ►  février (14)
    • ►  janvier (19)
  • ►  2011 (128)
    • ►  décembre (17)
    • ►  novembre (20)
    • ►  octobre (12)
    • ►  septembre (17)
    • ►  août (6)
    • ►  juillet (20)
    • ►  juin (20)
    • ►  mai (14)
    • ►  avril (2)

THEMATIQUES


RÉVOLUTION

Théorie & Manuel
Guerre
Révolution

ANTI-Révolution


ACTIVISME

Lutte urbaine
Activisme

Révolte spontanée

Illégalisme

RÉFORMISME

Réformisme radical
Réformisme
Théories Urbanisme
Architecture & Politique

CRITIQUE

Politique
Urbanisme

DOSSIERS

Bidonville / Slum
Embourgeoisement
Ecologie
Hippy

ART

Art Politique
Art Urbain
Art / Architecture
Lieu

Cartographie

ZONES GEO



AFRIQUE

Algérie
Burkina Faso
Egypte
Seychelles


AMERIQUE SUD

Argentine
Brésil
Pérou
Vénézuela
Uruguay


AMERIQUE NORD

Cuba
Mexique
USA


ASIE

Cambodge
Chine
Inde
Japon
Thaïlande
Vietnam
URSS / Russie


EUROPE

Allemagne
Angleterre
Belgique
Espagne
France
Grèce
Italie
Pays-bas
Suède
Suisse
Turquie


MOYEN ORIENT

Emirats Arabes Unis


DOM TOM

Nouvelle Calédonie
Mayotte

S’abonner à

Articles
Atom
Articles
Commentaires
Atom
Commentaires

CONTACT

Pour nous contacter par mail, cliquez ici

Membres

Thème Simple. Fourni par Blogger.