![]() |
| Bansky |
Que fait un agent de vidéosurveillance devant son écran? Principalement, il s'ennuie... assure le journaliste Jérôme Thorel qui se base sur une étude faite par le sociologue Tanguy Le Goff, chercheur de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Ile-de-France (IAU-IDF). La conclusion du journaliste est sans appel : exiger une cellule psychologique dans chaque CSU [Centres de surpervision urbaines] de France et de Navarre.
Jérôme ThorelLe blues du vidéosurveillant
La surveillance vidéo, pratique de plus en plus courante en milieu urbain, même si elle reste toujours très aléatoire pour contrer la délinquance, s'avère, pour les principaux intéressés (les surveillants), une source de stress, d'ennui et de frustration. Ce qui n’améliore pas l’efficacité réelle de ces dispositifs. C'est ce qu’on apprend dans une étude très pointilleuse réalisée pendant plusieurs mois dans deux communes françaises par un chercheur de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Ile-de-France (IAU-IDF). Le sociologue, Tanguy Le Goff, a passé au total 60 heures dans chaque ville à «surveiller les surveillants», courant 2010, afin d'étudier leurs tâches quotidiennes et analyser en quoi leur travail concourt ou non à restaurer la «tranquillité publique» grâce aux œilletons électroniques disséminés dans leurs communes.
























