A. QUINZE, Place Louise, Bruxelles

CITYSCAPE, par A. Quinze Public wooden installation, Quartier Louise, Brussels, Belgium September 07, 2007 - February 02, 2009

Rem KOOLHAAS | Génie Réactionnaire

in  : CONTENT

L’architecte Rem Koolhaas marquera très certainement l’histoire de l’architecture par son immense talent, son inventivité,  par un nouveau langage architectural rompant avec les styles dogmatiques des années 1980. Cette imagination se déploya également dans le domaine de l’urbanisme où l’architecte brisa également quelques conservatismes bien établis, autant ceux de l'école des Beaux-Arts, encore vigoureuse que ceux des architectes anciens militants de l'ex-Nouvelle-Gauche.


Mais cette imagination ne se cantonna pas seulement dans le domaine particulier des formes et du renouveau stylistique ; Rem Koolhaas est également un grand théoricien s’employant à démontrer sa vision des choses par de nombreux textes. Si il était possible de définir sa philosophie en une phrase, il serait possible d’évoquer la formule de l’architecte Mies Van der Rohe  qui, à la fin de sa carrière, n’était en relation avec aucune idéologie politique et déclarait : le monde est tel qu‘il est, et qu’il était impossible de le modifier dans ses structures.

De cette considération d'impossibilité de changer marque non seulement le retour à l'immobilisme mais également de l'apolitisme, forme hypocrite du conservatisme.

TIQQUN et le folklore contestataire inoffensif


Tiqqun n°2

Organe de liaison au sein du Parti Imaginaire
Zone d'Opacité Offensive
2001



PARTOUT, l'ordre règne.


 Partout l’ordre règne

déclare Luc Boltansky

en affirmant que le but
 que s’était fixé le grand capital 
est aujourd’hui atteint : 


La construction d’un ordre politique 
dans lequel l’économie capitaliste 
puisse prendre son essor 
sans rencontrer de résistances trop fortes 
ni entraîner trop de violences 









 L’architecture est liée directement aux règles des administrations de l’appareil de pouvoir de l’Etat et affronter le problème des idéologies de l’architecture revient à comprendre quel rôle leur a assigné l’Etat. Selon Manfredo Tafuri, l’architecture est « qu’un objet ambigu » dans ce « Mertz » absolu qu’est la ville contemporaine et les architectes acceptent aujourd’hui le rôle « marginal et superstructurel » que l’exploitation capitaliste du territoire assigne à des phénomènes purement idéologique comme l’architecture elle même. Ceci expliquerait la modestie des architectes à vouloir contrôler et à agir sur la ville,  l’absence d’utopies et de propositions alternatives. Il ne s’agit plus d’inventer le futur  mais de sublimer le réel.


Louise MICHEL : J'ai fini... Si vous n'êtes pas des lâches, tuez-moi...


Extrait du Procès de Louise Michel.
Versailles, Décembre 1871
L'avocat général: il y a lieu de mettre Louise Michel en jugement pour:
1- Attentat ayant pour but de changer le gouvernement;
2- Attentat ayant pour but d'exciter à la guerre civile en portant les citoyens à s'armer les uns contres les autres;
3- Pour avoir, dans un mouvement insurrectionnel, porté des armes apparentes et un uniforme militaire, et fait usage de ces armes;
4- Faux en écriture privée par supposition de personne;
5- Usage d'une pièce fausse;
6- Complicité par provocation et machination d'assassinat des personnes retenues soit-disant comme otages par la commune;
7- Complicité d'arrestations illégales, suivies de tortures corporelles et de morts, en assistant avec connaissance les auteurs de l'action dans les faits qui l'ont consommée.
Crimes prévus par les articles 87, 91, 150, 151, 159, 59, 60, 302, 341, 344 du code pénal et 5 de la loi du 24 mai 1834.
Le président: Vous avez entendu les faits dont on vous accuse. Qu'avez-vous à dire pour votre défense ?
Je ne veux pas me défendre, je ne veux pas être défendue. J'appartiens tout entière à la révolution sociale, et je déclare accepter la responsabilité de mes actes. Je l'accepte tout entière et sans restriction. Vous me reprochez d'avoir participé à l'assassinat des généraux ? A cela, je répondrais OUI, si je m'étais trouvée à Montmartre quand ils ont voulu faire tirer sur le peuple. Je n'aurais pas hésité à faire tirer moi-même sur ceux qui donnaient des ordres semblables. Mais, lorsqu'ils ont été faits prisonniers, je ne comprends pas qu'on les ait fusillés, et je regarde cet acte comme une insigne lâcheté !

BIG Paris




Le spectacle affligeant des réponses données par l’intelligentsia architecturale pour la consultation du grand Paris est un excellent révélateur des idéologies qui aujourd’hui dominent le monde de l’architecture et de l’urbanisme. Car en effet, les équipes sollicitées pour imaginer le développement urbain de la région parisienne représentent les différents courants de pensée qui aujourd’hui régissent les doctrines architecturales et urbaines ; et malgré leur divergence stylistique, leur mode d’écriture et de communication, on ne peut que constater des convergences idéologiques premières. Ces différentes doctrines proclament toutes une vision d’avenir entièrement dédiée à la réalité des choses, aux lois du profits et plus grave, à une vision d’avenir pour la capitale, et au-delà des villes,  d’une telle banalité qu’elle en devient indécente et ad nauseam.

Leur silence approbateur ou complice sur les plus graves questions de société auxquelles sont directement liées l’urbanisme est, pour ceux qui considèrent encore qu’ils représentent l’élite, la preuve de leur plus grand conservatisme.


L'IS et Paris

PROJET D’EMBELLISSEMENTS RATIONNELS 
DE LA VILLE DE PARIS 

in :


POTLATCH 
Bulletin d’information de l’Internationale lettriste. 
Mensuel. 
N° 23 – 13 octobre 1955 
Rédacteur en chef : J. Fillon




Les lettristes présents le 26 septembre ont proposé communément
les solutions rapportées ici à divers problèmes d’urbanisme soulevés
au hasard de la discussion. Ils attirent l’attention sur le fait qu’aucun
aspect constructif n’a été envisagé, le déblaiement du terrain
paraissant à tous l’affaire la plus urgente.


Plug in City




INTERVIEW ALAIN BUBLEX
Par Catherine Francblin
2007
Via : Paris Art


Nous allons donc traverser son travail à partir de la notion de programme et donner ainsi une lecture inédite, non chronologique, qui rend compte de son étendue, de sa «complexe diversité». Par quoi, par quels projets vas-tu nous ouvrir la porte ?

Alain Bublex. L'image que je vous montre représente un bilan de ce que j'ai fait ces quinze dernières années. J'avais besoin d'une vision d'ensemble de ce que j'avais déjà produit, de manière chronologique depuis Glooscap. L'idée de programme arrive dans mon travail à la 4ème exposition à la galerie Vallois.
Je parlais toujours de Glooscap, d'Aerofiat et des Tentativesen les intitulant Projets, comme un terme générique. Pour la 4ème exposition, j'ai réfléchi à cette idée de projet. Un projet est évidemment un programme, c'est-à-dire la chose qu'on écrit avant, à laquelle on se tient ou non. Dans cette exposition, 3 programmes étaient montrés sous forme de dessins d'assez grands formats qui chacun donnait une liste d'opérations à accomplir pour arriver à un résultat. Ils couvraient trois champs d'investigation : l'architecture, la photographie et la restauration rapide.

Le 1er projet partait de l'architecture du Centre Pompidou. Le bâtiment a été construit à partir d'éléments produits en petite série (boulons, barres de fer, etc.). J'ai donc imaginé qu'on poursuive la production de pièces en série pour produire d'autres bâtiments du même type. Le projet montre qu'on pouvait construire d'autres Beaubourg de tailles et de formes différentes de manière à ce qu'on puisse l'adapter à différentes villes et différents besoins.

Les flèches rouges montrent comment les expositions pouvaient circuler d'un bâtiment à l'autre. Ce projet m'a ouvert le champ de l'architecture moderne et de ces projets laissés en suspens depuis le début du XXème siècle. Je me suis inspiré de Peter Cook, membre du groupe Archigram, qui proposait des projets qualifiés d'utopiques alors que, dans son esprit, ils étaient prêts à être produits (
Walking city, Plug in city…).
Plug in city est composé d'une superstructure qui soutient l'ensemble de la ville où tous les éléments sont apportés de manière visible (tuyaux pour l'eau, l'air…). Les maisons sont composées de cellules qui se connectent à cette immense structure qui transporte les fluides. Nous sommes dans les années 60, au moment de la généralisation de l'électroménager, qui rend des services souvent complexes, à domicile.
Peter Cook va plus loin et imagine qu'on puisse acheter une cuisine et la connecter directement à l'appartement. Quand la cuisine tombe en panne, elle est remplacée. De même, d'autres pièces s'ajoutent progressivement: une cellule chambre pour les enfants, un garage, etc. La ville devient alors souple et modulaire et se reconfigure constamment en fonction des besoins des habitants.

J'ai remarqué que ce projet a eu une suite, c'est la cellule préfabriquée Algeco. 
Plug-in city (2000) montre ce à quoi ressemblerait la ville si l'on utilisait ces cellules Algeco non seulement pour des besoins professionnels mais aussi pour des besoins domestiques. Les tuyaux bleus amènent de l'eau et les cellules se greffent sur les appartements existants un peu partout dans la ville, mais aussi sur des ponts, des infrastructures.

Je réalise des photographies, sur lesquelles grâce à un programme informatique de dessin, j'ajoute des formes de géométrie et de couleurs précises pour concourir à l'illusion de la réalité. Les dessins ne sont cependant pas pixellisés, on voit donc le montage de manière évidente. L'idée apparaît assez rapidement de recréer ces pyramides inversées inspirées de Peter Cook comme on le voit sur ces piles de pont.

J'ai montré ces constructions sur la Tour Eiffel et sur Beaubourg qui est le seul bâtiment descendant du travail de Peter Cook et du groupe Archigram. De là à penser que Beaubourg rejoigne la Tour Eiffel via cette prolifération des Algeco et on obtient presque la réalisation du plan de Peter Cook.
Le dessin est de Peter Cook, j'ai simplement poursuivi son travail en le reprenant là où il l'avait laissé. Les images font référence à la photographie objective de l'école de Düsseldorf.

Les projets en chantier montre des chantiers de construction comme des possibles formes d'installations dans l'espace public. J'ai remarqué qu'à chaque fois qu'il y a un chantier, des gens s'arrêtent pour le regarder; le chantier a cette capacité d'attirer l'attention, comme si on regardait le monde en train de changer. On regarde quelque chose qui n'a jamais été tel qu'il est et qui ne sera plus jamais tel qu'on le voit, on regarde véritablement le présent.

Projet pour rendre à Lyon ses brouillards
 est une installation qui donne la forme d'un chantier dans l'espace public. Une grande barge, placée sur les rives du Rhône à Lyon, supportait un appareillage. Sur le trottoir se tenait un container abritant une salle de réunion de chantier, toujours fermée mais constamment éclairée.

Le deuxième projet était situé place Saint Germain des Prés et était constitué du même type d'éléments. Dans le container se trouvait un certain nombre d'images montrant des structures appelées 
U.M.H. (Unités Mobiles d'Habitation). J'ai imaginé une solution pour loger les travailleurs du tertiaire, pour qu'ils puissent habiter en ville, à proximité de leur emploi. Comme on demande à ces travailleurs une grande mobilité, leurs appartements devaient pouvoir les suivre dans leur carrière professionnelle. Il s'agissait de poser des structures en travers des rues, qui pouvaient se monter et se démonter constamment.

Ces structures sont inspirées d'un concours d'architecture d'un magazine californien des années 40 qui demandait de construire une habitation peu coûteuse pour les ouvriers nord américains. Taschen a édité 
Case study program à propos de ce programme composé de maisons à 8000 dollars inspirées d'architectes comme Hellwood, Eames ou Koenig.
Dans le container, des images montraient le mode opératoire: construire une grue, retourner la flèche, démonter la grue, laisser la flèche en travers, ce qui forme un petit appartement entre les deux bâtiments. Deux étudiants renseignaient le public sur le projet.
Glooscap est la description d'une ville imaginaire. C'est un projet très minutieux où chaque donnée est redessinée intégralement à partir de recherches d'archives concernant l'histoire de l'Amérique du Nord. Un site réel a été associé à cette ville imaginaire à partir d'un grand dessin qui représentait la ville d'une façon très réaliste.Glooscap est le nom d'un dieu indien qui selon la légende officiait dans les parages. L'association d'un lieu réel à cette ville imaginaire a permis l'assemblage des archives de la ville, c'est-à-dire la description des évènements qui auraient pu concourir à voir une ville ressembler au dessin à cet endroit précis. C'est une sorte de court-circuit dans l'histoire locale et dans l'histoire de l'urbanisme qui aurait permis l'existence de cette conurbation.
Le mélange de précision extrême et d'invention totale est fascinant. C'est justement le propre de l'utopie, qui se fonde sur une réalité et est décrite dans le détail.

Alain Bublex. Cette ville n'est pas idéale du tout, elle est seulement imaginaire.
Dans la phase d'élaboration du dessin, l'idée est de représenter une ville normale qui puisse exister. Ce principe de départ génère une série d'interdits dans le travail. De manière fascinante, le réel est toujours plus riche que ce qu'on imagine au départ et je suis toujours au dessous de ce qui existe dans le réel.

Les villes construites à partir du 17ème siècle sont toujours plus incroyables et complexes, plus incohérentes et insouciantes que ce que je produis. L'histoire réelle des villes nord-américaines m'ouvre des champs plutôt qu'elle ne m'en ferme.
Par contre, je me suis tenu jusqu'au bout à faire des choses plausibles, c'est pourquoi 
Glooscap est une ville qui s'inscrit toujours en second: elle est nord-américaine mais canadienne, elle possède un pont qui est le 2ème ou 3ème plus grand pont du monde, etc. Tout est proche du plus grand mais toujours en retrait.

De plus, cette suite d'archives constituait une trame narrative très forte qui prenait le dessus alors que pour moi, la fiction était loin d'être la donnée principale de ce projet. Je tiens donc à ce que dans les expositions de 
Glooscap un certain nombre de pièces dévoilent dès le départ la réalité de cette ville fictive. Le travail nécessaire à la conception de cette ville, le temps passé et les outils utilisés étaient à mettre en parallèle avec le temps passé et les outils des urbanistes à faire la même chose que dans le réel.

Une centaine d'années avant moi, Tony Garnier avait lui aussi dessiné une ville avec les mêmes moyens que ceux que j'utilise. Au début des années 90, je dessinais avec des crayons, des pinceaux, de l'aquarelle, etc. alors que lui dessinait une ville qui, à l'époque, allait être une solution hygiénique. Moi, je suis dans l'incapacité à me projeter dans un monde meilleur que le nôtre, ce qui, je pense, est significatif de l'état dans lequel nous étions au début des années 90.
Ces villes tiennent lieu à la fois de réel et de projet. C'est ce que Rem Koolhaas a montré dans les années 90 à travers ses descriptions de la ville générique.

Ma première exposition à la galerie Vallois montrait le musée des archives de la ville de 
Glooscap; deux ans plus tard, la seconde montrait l'office de tourisme. J'ai ensuite développé des plans thématiques et de très nombreuses photographies pour montrer la ville telle qu'elle était au moment où j'en parlais.
Pour contrecarrer l'aspect idéal de cette ville, j'ai voulu en faire un portrait délabré, morose et déprimé. Dans cette pratique de photographie et d'indexation de ces photographies au plan de 
Glooscap, j'ai eu l'impression que je n'avais imaginé ce projet que pour me donner l'occasion de faire de la photographie.

C'est ce qui m'a conduit au projet suivant qui s'intéresse essentiellement à la photographie et  prend comme point de départ l'appareil photographique. Lorsque les designers dessinent un objet, ils en dessinent l'usage et programment l'attitude que quelqu'un va avoir en l'utilisant.
De même, j'ai dessiné les appareils photo que j'aimerais bien utiliser. Ces dessins sont relativement précis et s'orientent progressivement vers le numérique, qui apporte la possibilité de voir une image sur le site même de la prise de vue grâce au petit écran de contrôle de l'appareil. Cette caractéristique est essentielle dans ma pratique. Je me suis rendu compte que j'ai décidé de photographier des villes pour me donner l'occasion de m'y rendre.

Pour moi, c'est le fait de faire la photographie qui est important. D'ailleurs, je n'ai montré que le cinquième des photographies que j'ai faite pour 
Glooscap. J'ai inventé un appareil qui sert à vous transporter sur place, mais qui vous dispense de cette conséquence superfétatoire qu'est l'image photographique elle-même. Cet appareil photo ne prend pas de photos mais son petit écran permet de voir, sur le site de la prise de vue, à quoi ressemble le monde en image. L'appareil affiche la dernière prise de vue et la supprime quand on prend la photo suivante.
J'ai travaillé sur ce projet pour une exposition en Corée avec la collaboration de Samsung, qui en a réalisé une maquette, mais il est difficile de convaincre l'entreprise de produire un objet si ambigu, même si celle-ci dispose d'un programme d'aide aux artistes.

Une contrainte à la photographie est apparue rapidement dans les années 90: le regard des autres. Le photographe est devenue un personnage dangereux dans le paysage, qui vous vole une image. Dans ce contexte, j'ai imaginé un objet pour rétablir la confiance entre le photographe et son sujet.
Il s'agit d'une voiture de service extrêmement voyante qui donne une légitimité à l'artiste qui photographie, au même titre que pourrait l'être un postier avec sa voiture clairement identifiée. J'ai donc peint ma voiture et lui ai adjoint tous les signes normalisés pour ce type de véhicule qui stationne sur la chaussée. La seule mention propre au photographe sur le véhicule était: «Arrêt soudain».
Cet objet crée un espace de liberté pour le photographe. Il transforme d'une part mon travail en une action visible dans le paysage et souligne, d'autre part, le respect et la confiance que confère l'uniforme dans une société inquiète et sécuritaire telle que la nôtre.

J'ai imaginé un certain nombre d'interventions susceptibles de transformer le paysage. Ces actions ont été menées sans public, de manière anodine. Toutes ont une relation étroite avec l'automobile et le voyage.
L'idée est d'introduire dans le paysage le signe de l'errance, l'incertitude et la mélancolie que l'on ressent quand on voit des gens avec des bagages ou un camion de déménagement dans un lieu qui, par ailleurs, nous est familier. C'est dans cet esprit que j'ai réalisé le projet 
Rider project: un parcours à travers le paysage nord-américain avec un convoi de camions de déménagement utilisés par les Américains quand ils déménagent. 
La relation qu'on peut avoir aux paysages est ambiguë, nous utilisons le paysage, et dans le même temps nous le construisons. Nous sommes à la fois responsables et exigeants. L'ensemble de mon travail entretient une relation étroite avec le paysage.  



Plug-in City (2000) - Ambassade / 2003

Plug-in City (2000) - Corée  / 2004