MARSEILLE | LE MUR de la PLAINE



Non. Nous ne sommes pas en zone industrielle en périphérie de Marseille, mais à La Plaine, face à la place Jean Jaurès emmurée, au coeur de la cité phocéenne, fin octobre 2018.


« C'est une apparence caricaturale d'appropriation et de réappropriation de l'espace urbain, que le pouvoir autorise, lorsqu'il permet des cortèges dans les rues, mascarades, bals folkloriques. Quant à la véritable appropriation, celle de la "manif" effective, elle est combattue par les forces répressives, qui commandent le silence et l'oubli. »
Henri Lefebvre. La révolution urbaine. 1970.



29 octobre 2018 : des opposants au projet, avec toute l'énergie du désespoir, ou de l'optimisme car sans autre arme que leurs corps, tentent de bloquer la rue Saint Savournin, là ou s'agite le va et vient incessant des poids lourds amenant le "Mur de la Honte" ; la réaction des Compagnons républicains de sécurité fut immédiate : matraquage, puis poursuite et lacrymogène à tout va. 

MARSEILLE | La PLAINE est pleine

Départ de la manifestation sous le grand auvent réfléchissant du Vieux Port

LA PLAINE
EPISODE 3
20 octobre 2018

Journée radieuse de grande manifestation pour les habitants de Marseille-Plaine et ceux, celles et les autres collectifs de la cité phocéenne osant s'opposer aux projets controversés de la municipalité : 4000 manifestants pacifiques, pas de heurts avec les CRS discrets -pour une fois en très large minorité, ceci expliquant cela - qui encore en ce moment, à la tombée de la nuit, sont rassemblés sur la place Jean Jaurès : La Plaine est pleine de monde de tous âges. Car une grande surprise les attendaient...

MARSEILLE | La coupe de La PLAINE

Un poète marseillais bien connu grimpé sur un arbre pour le défendre : il n'était pas le seul...
16 octobre 2018

LE MASSACRE URBAIN DE LA PLAINE
EPISODE 2
16 octobre 2018

Jour de pluie et de tristesse à Marseille sur la grande place Jaurès lorsqu'au matin, a débuté l'abattage de 87 arbres sains (lire notre précédent post).  Ce massacre, littéralement, végétal est signé de la Soleam, (Société locale d’équipement et d’aménagement de l’aire marseillaise), certes qui décide, mais massacre injustifiable qui a été surtout élaboré par l’agence de paysagistes (?) APS, sous la co-direction de Jean-Louis Knidel, en charge du projet, serviteur zélé de la municipalité pour embourgeoiser le quartier, et le vider de sa substance vivante - arbres, marché forain, véhicules, plèbe - et faire place nette. Exit sa promesse d'une transplantation des arbres (d'ailleurs peu crédible) et celle qu'il n'y aurait pas de bruit de tronçonneuse sur La Plaine :



MARSEILLE | La Coupe est PLAINE


L'urbanisme opératoire à Marseille : du gaz lacrymogène policier contre les opposants au projet de requalification lourde de la grande place Jaurès, prévoyant, entre autres aberrations, l'abattage sans état d'âme des arbres sains pour en planter d'autres... pour faire plus joli, selon les paysagistes en charge du projet.

LE MASSACRE URBAIN DE LA PLAINE

Marseille ; le quartier populaire de la Plaine en centre ville est en ébullition contre le projet de la ville de requalification – lourde - de sa Grand’place bien nommée, Jean Jaurès [ou la Plaine], l’une des plus grandes de la cité phocéenne avec 2,5 hectares ; ce 11 octobre 2018, les travaux de mise en place du chantier ont débuté, mais plus d’une centaine de manifestants – et autant de sympathisants – étaient présents, bien décidés à s’opposer au projet par tous les moyens : l’arrivée d’une escouade de CRS et les premières capsules de gaz lacrymogène tirées contre une foule certes turbulente mais pacifique marquent bien l’acte de naissance de ce que l’on nommait jadis « lutte urbaine » dans le sens du « Droit à la ville » d’Henri Lefebvre, aujourd’hui appelée « Zone à Défendre (ZAD) urbaine », car en effet se déroulant en milieu urbain dense, en centre ville, ce qui ne s’est jamais produit depuis des lustres. 

Jeudi 11 octobre 2018 | Marseille La Plaine : les CRS tentent de disperser manifestants et sympathisants.