MARSEILLE | La coupe de La PLAINE

Un poète marseillais bien connu grimpé sur un arbre pour le défendre : il n'était pas le seul...
16 octobre 2018

LE MASSACRE URBAIN DE LA PLAINE
EPISODE 2
16 octobre 2018

Jour de pluie et de tristesse à Marseille sur la grande place Jaurès lorsqu'au matin, a débuté l'abattage de 87 arbres sains (lire notre précédent post).  Ce massacre, littéralement, végétal est signé de la Soleam, (Société locale d’équipement et d’aménagement de l’aire marseillaise), certes qui décide, mais massacre injustifiable qui a été surtout élaboré par l’agence de paysagistes (?) APS, sous la co-direction de Jean-Louis Knidel, en charge du projet, serviteur zélé de la municipalité pour embourgeoiser le quartier, et le vider de sa substance vivante - arbres, marché forain, véhicules, plèbe - et faire place nette. Exit sa promesse d'une transplantation des arbres (d'ailleurs peu crédible) et celle qu'il n'y aurait pas de bruit de tronçonneuse sur La Plaine :



C'est bien une lutte urbaine de quartier : une foule d'habitants de tous âges s'est rassemblée au matin, entre deux à trois cents personnes, sous la pluie, foule pacifique, mais en colère contre cet ignoble projet destructeur, foule retenue à distance par une escouade de CRS ; mais pas de "casseurs" grimés faisant violence. Au contraire, des scènes touchantes pouvaient que nous émouvoir : là une fillette pleurait, ici des habitantes plus âgées venaient caresser avec tendresse le tronc des arbres à terre, hommage et adieu, certain-e-s estimaient leur âge en comptant les cernes de croissance, d'autres encore s'imprégnaient de l'odeur du bois des troncs coupés, d'autres encore cueillaient leurs fruits : des scènes et des larmes prouvant l'attachement des habitants à leurs magnifiques arbres, aujourd'hui abattus, ou en passe de l'être demain. La question était énoncée souvent : pourquoi ? Parce que des paysagistes - de l'agence APS - ont décidé - et persuadé la Soleam - qu'ils ne convenaient pas à l'embellissement et embourgeoisement du lieu : honteux revenait souvent dans les cris des manifestants ! Puis quelqu'un-e-s - jeunes ou non - ont grimpé aux arbres et s'y sont installés pour les protéger, résistance qui a valu l'arrêt du massacre, et la venue de pompiers, de la BAC, et du RAID, pour tenter, non sans mal et de temps de les déloger...

En soirée, la place meurtrie s'est ré-animée avec l'arrivée, sans doute, de ceux et celles sortant du travail, là encore, l'émotion, l'incompréhension, la colère aussi se lisaient sur leurs visages. 


Conception : Agence de paysagistes dplg APS


Conception : Agence de paysagistes dplg APS


Conception : Agence de paysagistes dplg APS



Conception : Agence de paysagistes dplg APS



Conception : Agence de paysagistes dplg APS



Conception : Agence de paysagistes dplg APS



Conception : Agence de paysagistes dplg APS




Conception : Agence de paysagistes dplg APS



Conception : Agence de paysagistes dplg APS

Conception : Agence de paysagistes dplg APS





Des CRS dans le square pour enfants : les arbres, ici aussi, vont être abattus...




La foule a oscillé entre cent à trois cent personnes, c'est peu pour beaucoup...




Les courageux et courageuses dans les arbres.

Conception :
Agence de paysagistes dplg APS
31 grande rue
26000 Valence
email :

4 commentaires:

  1. Damned la race des paysagistes de ce genre !

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    1. Des paysagistes tout court : leur corporation-profession reste muette...

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  2. C'est impressionnant que des paysagistes puissent concevoir ainsi leur profession en massacrant des arbres : du jamais vu, inédit et débile.

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  3. Quelle immense tristesse.

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