WORLD PRESS 2015 PHOTO CONTEST




Mads Nissen | Istanbul Protest
Une jeune manifestante blessée par la police après l'enterrement de Berkin Elvan, jeune garçon de 15 ans mort suite des blessures faites par la même police lors d'une manifesttion anti-gouvernement.

Yongzhi Chu | Monkey Training
Un dresseur de singe pour un cirque à Suzhou, province d'Anhui, Chine.



20e Rapport | Fondation Abbé Pierre



Le 20e rapport 2015 sur le mal-logement en France de la Fondation Abbé-Pierre (FAP) se lit comme un livre de science-fiction, l'oeuvre d'un brillant auteur mettant en scène un monde politique ayant pour mission, pour idéal même, la marginalisation pure et simple des indigents, mise à l'écart confortée par les troubles pathologiques d'une population amorphe, ceci expliquant cela ; ce n'est hélas pas de la science-fiction mais bien la description d'une réalité soumise aux lois du profit, vécues, selon la FAP, quotidiennement par 3,5 millions de personnes [1]. 

Ce rapport 2015 navigue, comme les précédents, entre amabilités accordées au(x) gouvernement(s) et critiques acerbes, mais celui-ci, cette année, est un véritable camouflet pour la présidence socialiste de François Hollande ; les bonnes résolutions du Plan quinquennal de lutte contre la pauvreté, sont ainsi critiquées pas les associations d'aides aux plus démunis :
« Depuis son adoption, alors que la situation des personnes touchées par la pauvreté s’aggrave, il semble que ce soit la temporisation et l’inertie qui dominent (''La lutte contre la pauvreté n’avance guère'', ''l’intensité de la pauvreté s’accroît'', ''les choses traînent'', ''le plan n’endigue pas la pauvreté'', ''les plus fragiles ne sont pas au cœur de l’action gouvernementale.'') » ; 


URBANISME-S DE GUERRE | Vietnam

EDITION au FORMAT PDF
consultable et téléchargeable ICI
(Via Google DOC)


Tout l'enjeu des guerres du Vietnam fut le contrôle des populations rurales, de disputer à l’ennemi la confiance et l’estime des paysans, puis leur adhésion, leur soumission à un programme idéologique. Une guerre politique de « contrôle des corps », condition préalable au « contrôle des âmes », et selon le stratège Charles Lacheroy cette guerre a pour principal objectif le contrôle de « l’arrière » [1], c’est-à-dire de la population : « le problème numéro un, c’est celui de la prise en main de ces populations qui servent de support à cette guerre et au milieu desquelles elle se passe. Celui qui les prend ou qui les tient a déjà gagné. » Le Peuple plutôt que le territoire est à conquérir.

Afin d'y parvenir, le président dictateur du Sud Vietnam Ngô Đình Diệm décida d'une grande réforme rurale, dans le cadre plus large de sa révolution totale, imposant aux villageois des hameaux et villages isolés, un déplacement regroupement dans des Agrovilles, Agro-hameaux et Hameaux stratégiques fortifiés, remparts contre la propagande communiste. Entre 1957 et 1963, près de sept millions de paysans – près de la moitié de la population totale - ont été forcé d'abandonner leurs maisons et rizières pour rejoindre des « Centres de prospérité » les suspects étaient condamnés aux « Centres de ré-éducation ».