PARIS | Luttes Urbaines au 19e Siècle

Felix VALLONTON

Il faut comprendre que les politiques urbaines, que les formes urbaines, sont entrées à cette époque dans les stratégies globales de domination de la classe ouvrière. La ville a été utilisée elle aussi comme un instrument du familialisme. Dans la mesure où les équipements urbains sont devenus à cette époque, individuels, ils ont tendu à renforcer la sphère de la vie privée au détriment de toute vie collective. 

Interview de Alain Cottereau
par Jöelle Jonathan
Septembre 1976


Jöelle Jonathan : Comment et dans quel champ se sont déployées les luttes urbaines dans la seconde moitié du 19e siècle ?

Alain Cottereau : Si l'on prend la notion de lutte urbaine dans un sens très large, la lutte urbaine, c'est la Commune : c'est le moment privilégié et unique où la classe ouvrière parisienne s'est réappropriée la ville...


BOLO BOLO






" On pourrait nommer cet ensemble d'idées une PRAGMATOPIE, un agenda, une shopping list de l'alternative du capital. Ce dont nous avons besoin aujourd'hui, ce ne sont pas de grandes discussions idéologiques sur l'égalité, la socialisation des moyens de production, la question du pouvoir, la propriété, etc. Mais une espèce de tableau de la répartition des tâches ménagères planétaires, un peu à l'image de ceux sur lesquels fonctionnaient les belles communautés des années 70 (ou en tout cas celles dont je faisais partie)."


BOLO-BOLO

PM
1983


"S'évader du capital est vital pour Nous" écrivait Tony Negri. Cet idéal de Vivre en dehors mais à côté du système, au sein de communautés anti-capitalistes, qu'elles soient éco-autonome, anarchiste, libertaire, éphémère, pré-révolutionnaire, ou néo-hippie, domine aujourd'hui largement la pensée subversive de ceux et celles, impatient-e-s, qui refusent d'attendre un hypothétique "Grand Soir", déplorent "l'urgence impossible de la Révolution" et prônent, au-delà des modèles, un "changement" immédiat : il s'agit, selon Holloway, de Change the World Without Taking Power, de se maintenir à distance de l'appareil d'Etat, plutôt que de l'affronter directement. 


L'UTERUS | Espace Public


Gustave COURBET | 1866


Beatriz Preciado, philosophe
Libération | janvier 2014

Déclarer la grève des utérus


La nouvelle loi sur l’avortement sera, avec l’irlandaise, la plus restrictive d’Europe. Ne laissons pas pénétrer dans nos vagins une seule goutte de sperme national catholique.


Enfermés dans la fiction individualiste néolibérale, nous vivons avec la croyance naïve que notre corps nous appartient, qu’il est notre propriété la plus intime, alors que la gestion de la plupart de nos organes est assurée par diverses instances gouvernementales ou économiques. Parmi tous les organes du corps, l’utérus est sans doute celui qui, historiquement, a fait l’objet de l’expropriation politique et économique la plus acharnée. Cavité potentiellement gestatrice, l’utérus n’est pas un organe privé, mais un espace public que se disputent pouvoirs religieux et politiques, industries médicales, pharmaceutiques et agroalimentaires. Chaque femme porte en elle un laboratoire de l’Etat-nation, et c’est de sa gestion que dépend la pureté de l’ethnie nationale.