EUROPE 2012 | Ecologie Politique



L'écologie, nébuleuse née des mouvements contestataires et anti-conformistes  - hippie, anarchiste, anti-nucléaire, etc. - de l'Amérique du Nord et de l'Europe, critiquée alors autant par la gauche radicale que raillée par les partis conservateurs,  est à présent conjuguée par toutes les tendances politiques, et recouvre une multitude de sensibilités idéologiques allant du progressisme au conservatisme, voire à une vision d'anti-modernisme réactionnaire, ou au contraire emprunte la voie de l'écosocialisme.  Ainsi on observe depuis plusieurs années maintenant, que l’écologie politique ne se situe plus à la gauche du spectre politique, et l'embourgeoisement des partis écologistes historiques, "débarrassés" des contraintes idéologiques anciennes, amène leurs dirigeants vers le centre ou à former des coalitions avec des partis politiques les plus conservateurs. 

Contre cette tendance "écolocrate", contre l'écologie d’extrême droite,  contre également  les coalitions "Rouges-Vertes" qui s'étaient formées dans les années 1990, s'oppose dans certains pays d'Europe - et du monde - l'écosocialisme des partis de la Gauche radicale ; Michael Löwy prévient : " Le projet écosocialiste d’associer le « rouge » – la critique marxiste du capital et le projet d’une société alternative – et le « vert », la critique écologique du productivisme, n’a rien à voir avec les combinaisons gouvernementales dites « rouges-vertes », entre la social-démocratie et certains partis verts, autour d’un programme social-libéral de gestion du capitalisme."






Saskia Richter
Les partis écologistes en Europe | 2010

En Europe de l'Ouest, les partis écologistes ont vu le jour entre le début des années 1970 et la moitié des années 80 ; en Europe de l'Est, ils apparaissent à partir de 1989, où ils défendent d’abord des thèmes écologiques classiques comme la défense de l’environnement ou la sortie du nucléaire. Certains partis écologistes de gauche comme GroenLinks aux Pays-Bas trouvent leurs racines dans le milieu pacifico-socialiste (au Danemark également, « l'Alliance Rouge-Verte » est à rattacher aux socialistes démocratiques). En outre, il existe au sein du camp vert des partis paysans qui ne se contentent pas de représenter les intérêts du monde rural mais présentent un visage résolument anti-moderniste. En Lettonie, une alliance écologiste « de droite » a ainsi été conclue entre le syndicat des paysans et les Verts. A l’évidence, les intérêts des groupes politiques qui se disent « verts » sont extrêmement variés et ne se limitent pas à la défense de l'environnement par des moyens politiques. Le succès des partis écologistes dépend de plusieurs facteurs :
  • leur capacité à travailler en coalition et l’importance du partenaire de coalition ;
  • l’organisation du système des partis et du système gouvernemental ;
  • les différents intérêts au sein de la société et la concurrence des partis
  • présents sur la scène nationale.

La fondation des premiers partis écologistes fut suivie un peu partout en Europe de succès aux élections municipales, européennes et nationales ; la présentation de premières listes écologistes aux européennes date de 1979. Même si les résultats électoraux étaient encore modestes, l'organisation de la campagne et les fonds obtenus grâce aux voix remportées servirent à consolider les fondements des partis. Ainsi en Allemagne, une formation alternative appelée « Sonstige Politische Vereinigung – Die Grünen », qui s'était présentée pour la première fois à une élection lors du scrutin européen de 1979, devint un véritable parti en janvier 1980 et réussit à entrer au Parlement national dès 1983.

A la fin des années quatre-vingt, le processus de fondation des partis était quasiment achevé en Europe de l'Ouest ; dans des pays comme la France, la Belgique, la Grande Bretagne, le Luxembourg et la République fédérale d'Allemagne, les partis verts étaient désormais bien établis. Ils restaient par contre faibles au Danemark, en Norvège et au Portugal avec zéro député ou eurodéputé jusqu'en 1993, une organisation peu structurée et un potentiel de mobilisation réduit. En Grande Bretagne, les Verts étaient en outre défavorisés par le système de vote majoritaire.

Du point de vue sociopolitique, l'apparition des partis écologistes en Europe occidentale s'explique par l’essor des valeurs post-matérialistes. C'est du moins la thèse présentée par le politologue américain Ronald Inglehart dans les années 1970, qui qualifia ce changement de "révolution silencieuse". Il explique que dans les sociétés riches, les individus développent un penchant pour des valeurs post-matérielles comme la liberté politique, l'écologie, la santé ou le bonheur. Ces valeurs ont pris une place importante dans le milieu des nouveaux mouvements sociaux, dont sont parties à la fois les idées d’une "nouvelle politique" et sa représentation politique par l'intermédiaire des partis verts. Le changement social et l'évolution des valeurs ne sont toutefois pas suffisants pour expliquer l'apparition à l'échelle mondiale d'une nouvelle famille politique. Le succès de ces nouveaux partis s’explique aussi par l'incapacité des partis établis à intégrer ces questions nouvelles dans leurs programmes.

Les sociaux-démocrates furent souvent incapables d’intégrer des sujets comme l'environnement, le développement durable et la société non-industrielle dans leurs programmes et ne purent ainsi éviter la migration de pans entiers de leur électorat vers les nouveaux partis écologistes. Les partis établis ont laissé s'installer dans le paysage politique un vide dont on profité les partis alternatifs. Dans les pays où la gauche traditionnelle s'est saisie efficacement du sujet de l'environnement, aucun parti alternatif n'a vu le jour - ou à très petite échelle seulement. Dans l’une de ses études intitulée « les Verts en Europe occidentale » (1993), Ferdinand Müller-Rommel met en avant une combinaison de facteurs qui expliquent le succès électoral des écologistes dans les années 80 :
  • plus la densité de population était élevée, plus leurs résultats aux élections étaient bons ;
  • plus le système de vote à la proportionnelle était disproportionnelle, plus les résultats des Verts étaient bons ;
  • plus la mobilité de l'électorat d'un parti à l'autre était faible, plus cela profitait aux écologistes ;
  • plus les nouveaux mouvements sociaux étaient importants dans un pays, plus les partis verts faisaient de bons scores.
Il attribue également un rôle majeur à l'orientation vers de "nouvelles" valeurs et au scepticisme de l'opinion publique quant à la compétence des parlements nationaux. A l'heure actuelle, les partis écologistes qui réussissent sont ceux qui sont capables d'entrer dans une coalition gouvernementale avec des partis sociaux-démocrates ou d'autres partis, ce qui implique notamment de modérer le caractère radical de leurs positions d’origine en matière d'environnement, de politique sociale ou de défense. Les partis verts qui réussissent sont aussi ceux qui réalisent un travail d’opposition efficace et qui se situent dans des pays à faible taux de chômage et à fort PIB.

Les coalitions Verts / conservateurs en Europe

Dans l'hebdomadaire allemand « Die ZEIT » du 22 octobre 2009, Peter Dausend écrit que les Verts allemands s'ouvrent au dialogue avec les conservateurs et se libèrent de contraintes idéologiques anciennes. Il estime que les coalitions conclues à l'échelon local entre Verts et conservateurs fonctionnent bien et qu'un éventuel partage des responsabilités nationales avec les chrétiens-démocrates et les chrétiens-sociaux de la CDU/CSU pourrait être une éventualité à long terme, d'autant que la "pensée verte" est devenue la grande tendance du moment : les Allemands sont soucieux de manger sainement, achètent des voitures peu gourmandes en carburant, trient leurs déchets et rejettent le nucléaire. On peut toutefois se demander quel degré de pertinence accorder à la théorie de l'embourgeoisement des partis écologistes. Existe-t-il en Allemagne ou ailleurs en Europe un nouveau "centre-gauche" rassemblant une bourgeoisie libérale de gauche et un milieu étudiant alternatif susceptible de soutenir une coalition entre Verts et conservateurs ?

L'électorat écologiste se distingue nettement de celui des autres partis. Depuis les années 1970-1980, les électeurs des Verts appartenaient au milieu des nouveaux mouvements sociaux. Ils étaient plutôt jeunes, avaient un bon niveau d'éducation et travaillaient dans les services publics. Aujourd'hui encore, l'électorat vert est généralement bien instruit, attaché aux valeurs post-matérielles et plutôt partisan de la démocratie participative. Selon Ferdinand Müller-Rommel, les électeurs écologistes travaillent là où le conflit des classes traditionnel est inexistant. Ainsi, les partis verts d'Europe défendent aujourd'hui encore des groupes sociaux défavorisés alors qu'ils sont élus par des personnes qui profitent de la mondialisation - et qui peuvent se permettre le luxe d’une politique sociale. Or, du point de vue de sa structure sociale, cette catégorie de population est particulièrement bourgeoise : bourgeoise et emprunte d’une culture alternative, mais bourgeoise.

Aujourd’hui comme par le passé, les Verts ont beaucoup de succès auprès de la population urbaine. En Allemagne, un député vert fait son entrée au Bundestag en obtenant un « mandat direct » de sa circonscription à Berlin. Auparavant, les Verts avaient déjà fait des scores élevés à Fribourg et à Stuttgart. En Finlande, ils sont très présents à Helsinki – du moins y ont-ils remporté 23,5 % des voix aux municipales de 2000. En Suisse, les élections de 2007 ont permis aux Verts d'entrer au Conseil des Etats, la Chambre haute de l'Assemblée fédérale, en remportant des mandats dans les cantons de Vaud et de Genève. En Grande Bretagne, les terres de prédilection des écologistes sont Brighton, Oxford, Lancaster et Norwich. Aux Pays-Bas, GroenLinks fait aujourd'hui des scores supérieurs à 20 % à Utrecht et à Amsterdam.

L'électorat conservateur, par contre, est généralement plus âgé, moins instruit et rural. Il est plus traditionaliste et attache plus d'importance au mariage et à la famille. Il pense davantage en termes « nationaux » et est souvent chrétien. Vus sous cet angle, les électeurs conservateurs et écologistes semblent se compléter, en théorie du moins. Mais des vieux ressentiments existent dans un camp comme dans l'autre. Dans les têtes, les clichés de l'époque hippie ferraillent toujours contre les images des petit-bourgeois. Les chances de voir les Verts et les conservateurs coopérer réellement dépendent donc à la fois des responsables des partis et des orientations et de l'état d'esprit de la base des organisations. Cela étant, des coalitions entre Verts et conservateurs ont bel et bien vu le jour en Allemagne et dans d’autres pays européens ces dernières années – peut-être justement en raison de ces différences.

Dans la région de Haute Autriche, le « Österreichische Volkspartei » (Parti Populaire Autrichien) et les Verts ont formé une coalition en 2003 ; reconduite en octobre 2009, elle a présenté un programme de créations d'emplois dans le secteur de l'environnement. Les municipalités de Graz et de Bregenz sont gérées par des coalitions Verts/conservateurs. A l'échelon national par contre, les négociations de coalition engagées entre les Verts et les conservateurs à la suite des élections de 2003 se sont soldées par un échec. En Irlande, en Finlande, en République tchèque et en Lettonie, des écologistes sont présents au gouvernement au côté des conservateurs. Toutes ces coalitions ont vu le jour après 2005 et après la vague des gouvernements « rouges-verts » des années 1990. La coopération avec les conservateurs permet aux écologistes de se distinguer plus clairement que dans une configuration avec les sociaux-démocrates : Il leur est plus facile de faire apparaître une identité propre. Dans le même temps, des sujets comme l'abandon du nucléaire ne sont plus des motifs de rupture absolus : la Finlande prévoit de construire un sixième réacteur nucléaire avec des écologistes dans son gouvernement et la Lettonie envisage elle aussi de recourir à une nouvelle centrale nucléaire pour pallier l'insuffisance de ses ressources énergétiques.

En Allemagne, la municipalité Verts / conservateurs formée en mai 2008 à Hambourg fait office de laboratoire d'expérimentation. En Sarre, le projet de coalition dite "Jamaïque" (parce qu'elle rassemble le vert des écologistes,
le jaune des libéraux et le noir des conservateurs - NDT) présente une situation encore plus originale. Suite aux élections, cette alliance ne se constitua pas en raison du caractère exclusif de cette option de coalition mais à cause de la défiance que nourrissaient les Verts à l’égard du parti « Die Linke » (« La Gauche »), qu’ils jugeaient incapable d’assumer des responsabilités gouvernementales.

Lorsque de telles occasions se présentent, l'option d'une entrée au gouvernement ne laisse pas non plus indifférents les partis écologistes
alternatifs. C'est ce qui s'est passé en Irlande, où les Verts avaient fait campagne contre les conservateurs avant les élections de mai 2007 ; forts de leur score de 4,7 %, ceux-ci obtinrent entre-temps trois postes ministériels.


Évolution programmatique et l’importance du sujet « environnement »

Les Verts sont nés de l'apparition d'une ligne de fracture entre valeurs libertaires et autoritaires dans les sociétés européennes. Au même moment, l’Europe occidentale a pris le virage du post-matérialisme et a vu apparaître
de nouveaux mouvements sociaux dont les partisans ont souvent sympathisé par la suite avec les partis verts. En Europe de l’Est, les partis écologistes sont apparus plus tardivement, souvent à partir de 1989 seulement, mus par la volonté de défendre l'environnement et les droits civiques. En République
tchèque, en République fédérale d'Allemagne, en Autriche, en Finlande et
ailleurs, l'opposition au nucléaire a constitué un facteur d'identité – à l'échelon national comme à l'échelon international. Cependant, depuis les années 1970, tous les partis démocratiques européens ont pris conscience de la dimension écologique des problèmes engendrés par la globalisation. Depuis les années 1980, les sociaux-démocrates et les conservateurs ont ainsi intégré le thème de l'environnement dans leurs programmes. En coopérant avec des partis sociaux-démocrates, les partis écologistes ont également changé: John Burchell écrit que les Verts allemands ont révisé leurs priorités et accordent désormais moins de d’importance aux « sujets de nature sociale» qu'aux « sujets de nature environnemental ».

Tout donne à penser que chaque parti affine son profil par rapport au(x) partenaire(s) de coalition. Lors des élections européennes de 2009, les partis écologistes ont lancé un débat autour de la notion d'un « New Deal écologique », une démarche politique intégrée censée constituer une réponse à la
crise économique, écologique et sociale du 21ème siècle. Ce « New Deal écologique » n'est pas envisagé de la même façon par tous, mais il repose sur trois piliers fondamentaux :
  • développement d'une économie durable,
  • égalité des chances et participation sociale, et
  • développement d’un système de gouvernance pour le capitalisme mondial.

Les partis verts ne sont plus les seuls à se soucier de politique économique durable, de protection du climat et d'énergies alternatives. Les thèmes environnementaux font désormais partie de la vie normale de la société. Pour le consommateur aisé, faire ses courses au rayon bio est devenue une pratique
quotidienne. Les agriculteurs convertis à l'agriculture biologique ne sont pas les seuls à profiter de cette tendance: à partir du moment où les marges sont suffisantes, les grands groupes investissent aussi dans les énergies alternatives. La loi sur les énergies renouvelables a ainsi donné le jour à de nouvelles industries qui gagnent de l'argent à partir de la biomasse. Le projet « Desertec », qui a pour but de produire de l'énergie solaire dans le Sahara avec la participation d'entreprises comme Siemens et RWE, témoigne également de cette évolution. Du côté de l'électorat, le mode de vie « alternatif » et le vote conservateur ne sont plus incompatibles.

Bien des électeurs du FDP, le parti néolibéral par excellence en Allemagne,
consomment des produits bios ou se soucient de l'efficacité énergétique de leur logement. Les rapports entre les modes de vie « écologiques » et le comportement électoral sont devenus plus flous. L'arrivée de la notion de développement durable dans le quotidien signifie aussi que les partis verts ne
bénéficient pas automatiquement des voix des électeurs attachés à la protection du climat.

Les thèmes occupés par les écologistes indiquent que les sujets environnementaux comme la protection du climat, les énergies renouvelables et le développement durable ont gagné en importance depuis les années 1970 et resteront importants à l'avenir. Cependant, ces thèmes peuvent aussi bien être traités par d'autres partis. Cette évolution ne ne laisse donc présager ni un essor, ni un déclin des partis écologistes en Europe.

Quelle analyse peut-on donc faire de la situation actuelle des partis verts en Europe ? Elle se caractérise d'abord par sa stabilité. En près de 40 ans, des partis écologistes se sont créés dans presque tous les pays d'Europe. Vingt ans après la chute du mur, le phénomène des « Verts » ne se limite plus à l'Europe de l'Ouest ; des partis écologistes ont aussi été créés à l'Est, notamment en Lettonie, en Estonie et en République tchèque. Il est de plus en plus fréquent de voir des partis écologistes appelés à entrer dans des gouvernements. Ils y côtoient souvent des partis sociaux-démocrates mais ne sont plus cantonnés au choix d'un partenaire de coalition unique. Ils coopèrent aussi depuis
peu avec des partis conservateurs.

L'électorat écologiste n'est toutefois pas expansible à volonté. Les partis verts restent des partis qui s'adressent avant tout à une clientèle limitée. Ils peuvent certes disputer des électeurs aux grands partis populaires européens, mais sont incapables d’occuper la place des socialistes, des sociaux-démocrates ou des conservateurs. La présence des écologistes dans les gouvernements se caractérise en outre par une grande précarité : les verts sont toujours le partenaire de coalition minoritaire. Ils peuvent mettre certaines questions à l'ordre du jour mais leur capacité d'action est limitée, comme le montre l'exemple de la Finlande.

Les partis écologistes et les organisations qui les ont précédés ont commencé à coopérer de façon transnationale dès les années 1970, dans le cadre des nouveaux mouvements sociaux. Depuis les années 80, ils ont créé des réseaux officiels. En 1984, ils ont lancé la Coordination of European Green Parties, sans mandat au départ. En 1989, les Verts ont pu constituer pour la première fois un groupe parlementaire au Parlement européen. 1993 fut l'année de naissance de la European Federation of Green Parties. Les Verts travaillent à la construction de réseaux internationaux mais la jeunesse et la diversité des partis écologistes ne permettent pas une organisation aussi structurée que celle des partis plus anciens.

Saskia Richter
Les partis écologistes en Europe
politologue et chercheure
à la chaire d’histoire contemporaine de l’Université libre de Berlin





ISLANDE

Mouvement des verts et de gauche  : 21.7 %


Le Mouvement des verts et de gauche est fondé en 1999 par des députés qui n’approuvaient pas le processus de fusion qui allait mener à la création de l’Alliance social-démocrate. De tendance écologiste et socialiste, le Mouvement des verts et de gauche n’est membre d’aucune organisation européenne. Il s’oppose à l’adhésion de l’Islande à l’Union européenne et souhaiterait que le pays sorte de l’OTAN. Il a connu un soutien électoral croissant, remportant 21% des voix lors des élections législatives de 2009 et participant depuis lors au gouvernement social-démocrate de Jóhanna Sigurdardóttir.

 SUISSE

Les élections fédérales suisses de 2011 ont eu lieu le 23 octobre 2011 pour le Conseil national et pour le premier tour des élections au Conseil des États.

Les Verts :               8,4 % [9,6 % en 2006]
Vert'Libéraux :     5,4 %
Écologie Libérale : ?

Les Verts, ou le Parti écologiste suisse (PES) (en allemand Grüne Partei der Schweiz (GPS), en italien I Verdi Partito ecologista svizzero (PES), en romanche La Verda Partida ecologica svizra (PES)), est membre du Parti Vert européen. Le Parti écologiste suisse possède une structure fédéraliste car il est issu du regroupement de partis cantonaux déjà existants. Les partis écologistes cantonaux décident seuls de leur organisation - le parti suisse n’intervient pas. De ce fait, les Verts ont choisi, selon les cantons, des organisations différentes, des styles propres et même parfois des noms différents. Le nouveau logo et l’appellation «Les Verts» (Grüne, I Verdi, La Verda) est un dénominateur commun dans cette diversité.
Les Vert'libéraux se voient comme un parti du centre et donc un peu plus à droite que les Verts, tandis qu'Écologie Libérale, formé de membres de tous les partis de droite, se situe au centre-droit.


LETTONIE

Résultats des élections législatives du 17 septembre 2011 en Lettonie, pourcentage des suffrages recueillis :
Union des Verts et des Paysans : 12,22 %

L´Union des Verts et des Paysans [Zaļo un Zemnieku savienība (ZZS)], est une alliance entre les partis Latvijas Zemnieku savienība (Union des paysans de Lettonie) parti de droite conservateur, et le Latvijas Zaļā Partija (Parti vert de Lettonie). Cette alliance, plutôt rare en Europe, s'explique par le fait de l'importance du nombre d'agriculteurs attachés aux traditions, anti-modernistes et défendant leurs intérêts. Créée un peu avant les élections de 2002 au Saeima, elle a obtenu aux élections d'octobre 2006, 16,71 % des voix et 18 députés (sur 100). L'actuel président de la République, Andris Berzins [2011], a été élu député aux élections législatives sur cette liste. Si les Verts appartiennent au groupe du Parti Vert européen, d'obédience socialiste, l'Union des Fermiers collabore dans le cadre d'élections locales, avec le Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs.


LUXEMBOURG

Résultats des élections législatives de 2009 :
Les Verts (déi gréng) : 11,71 %

Fondé en 1983, le parti écologiste luxembourgeois est devenu en 1995 le Partei Dei Greng  et s'est hissé au rang de « 4ème force politique » du pays. Il a opté pour le pragmatisme et se considère comme un partenaire de coalition potentiel des trois autres grands partis dès l'instant où un accord de fond est possible sur des sujets comme l'environnement ou la protection des minorités.
 
ALLEMAGNE

Elections fédérales de la République fédérale d'Allemagne en 2009 :

Alliance 90 / Les verts :              10,7 % 
Parti écologiste-démocrate :      0,3 % 

L'Alliance 90 / Les Verts a été formée après la réunification sur la base d'une fusion entre Die Grünen (les Verts), parti écologiste issu de la mouvance pacifiste et anti-nucléaire des années 1970, et Bündnis 90 (Alliance 90), groupement de militants des droits de l'homme en République démocratique allemande. Partenaire fidèle du SPD dans les années 1990, les verts allemands s'associent cependant parfois aux partis de droite dans des coalitions locales. 

Le Parti écologiste-démocrate (ÖDP) est placé au centre-droit. 


AUTRICHE

Résultat des élections législatives autrichiennes de 2008 :
Les Verts - l'Alternative verte : 9,8 % 

Les Verts (Die Grünen) a recueilli 9,8 % des voix aux dernières élections législatives de 2008 ( 11 % en 2006) et 19 sièges de député sur 183. Le parti est membre du Parti vert européen.

FINLANDE

Résultats des élections législatives du 17 avril 2011 en Finlande :
Ligue Verte : 8,5 %


En Finlande, les Verts de Virrheä Liitto, membre du Parti Vert européen, connaissent un succès particulièrement remarquable. Le parti s'est développé à l'échelon municipal à partir des années 70 et à l'échelon national à partir du début des années 80. Il a accédé aux responsabilités gouvernementales en 1995 en coopération avec les sociaux-démocrates et a été reconduit en tant que partenaire de coalition en 1999. Les Verts finlandais ont toutefois quitté le gouvernement en 2002 en signe de protestation contre le vote du Parlement en faveur de la construction d'une nouvelle centrale nucléaire. Le parti écologiste est une composante bien établie du paysage politique et gouvernemental finlandais. Il s'est particulièrement distingué par ses résultats aux élections municipales à Helsinki.

PORTUGAL

Résultats des élections législatives du 5 juin 2011 au Portugal :
Coalition Parti communiste - Verts : 7,91 %

La CDU - Coalition démocratique unitaire (Coligação Democrática Unitária en portugais) est une coalition constituée d'Os Verdes (les Verts) et du Partido comunista português, et qui inclut généralement sur ses listes l'Associação de Intervenção Democrática (ID).

L'Os Verdes ont été créés en 1982, d'abord sous le nom de Movimiento Ecologista Português - Partido Os Verdes.  "Os Verdes" a pour sobriquet « melancias » (pastèque) : verte à l'extérieur, rouge à l'intérieur.


HONGRIE

Elections législatives hongroises de 2010 :

Une autre politique est possible – LMP  : 7,5 %

Une autre politique est possible (LMP) est  fondé en 2009, observateur au sein du Parti vert européen . Il est l’un des rares partis écologistes a être représenté dans un parlement d’un ancien pays communiste. Il se situe au centre, voire au centre-droit de l'échiquier politique. 

SUEDE

Des élections générales ont eu lieu en Suède le 19 septembre 2010 pour renouveler les 349 membres du Riksdag (Chambre unique du Parlement), ainsi que les assemblées délibérantes des comtés et des municipalités. Le 7 décembre 2008, les verts et les deux autres partis de la gauche parlementaire suédoise, le Parti social-démocrate et le Parti de gauche (éco-socialiste), ont formé leur propre coalition, baptisée « Les Rouges-verts », en vue des élections générales de 2010. Cela étant, le Parti de l’environnement - Les Verts (en suédois : Miljöpartiet de Gröna), coopère avec les formations libérales, et se définit lui-même comme étant ni de gauche, ni de droite. Les Verts obtiennent 25 sièges au Parlement sur 349, troisième formation politique représentée.

Les Verts :                                          7,34 %
Sociaux-démocrates [socialistes] :  30,66 %
Parti de gauche [Gauche radicale] : 5,60 %


DANEMARK

Élections législatives danoises de 2011 :
Liste de l'unité :                      6,70 %
[ Parti populaire socialiste : 9,20 %]


Au Danemark, le parti vert De Gronne a vu le jour en octobre 1983 et n'a guère réussi à s'implanter ; il a obtenu en 2001 quatre mandats au Parlement
national en coopération avec les socialistes. La dimension conflictuelle « écologiste » s'étant heurtée au Danemark à la dimension traditionnelle gauche-droite, il n'est resté pour les Verts aucune place sur l'échiquier politique qu'ils auraient été en mesure d'occuper. 

La Liste de l’unité (Enhedslisten - de rød-grønne, littéralement « la Liste de l’unité – les Rouges et Verts » est classé à l’extrême gauche. Ce parti est fondé en 1989 par le Venstresocialisterne, (ou socialistes de gauche), le DKP (Danmarks Kommunistiske Parti, parti communiste danois) et le SAP (Socialistisk Arbejderparti, section danoise de la Quatrième Internationale) et se réclame de l'éco-socialisme et de l'anti-capitalisme.
Le Parti populaire socialiste (Socialistisk Folkeparti) de gauche, inspiré par le socialisme démocratique, le socialisme populaire (folkesocialisme) se réclame également de l'écologisme. Parmi les revendications importantes du Parti socialiste populaire, la protection de l'environnement occupe une place centrale. Le Parti socialiste populaire est très proche, dans son organisation et dans ses idées, de l'Alliance de gauche finlandaise, du Parti de gauche suédois, du Mouvement des verts et de gauche islandais et du Parti socialiste de gauche norvégien, tous membres de l'Alliance de la gauche verte nordique et se revendiquant de l'éco-socialisme.

PAYS-BAS

Les élections provinciales néerlandaises de 2011 (Provinciale Statenverkiezingen 2011) se sont déroulées le 2 mars 2011 :
Groenlinks (Gauche verte) : 6,3 %

Groenlinks a été créé le 24 novembre 1990, fusion de quatre partis :
  • parti communiste Communistische Partij Nederland (CPN) ;
  • parti radical chrétien de gauche Politieke Partij Radicalen (PPR) ;
  • parti pacifiste et socialiste Pacifistisch Socialistische Partij (PSP) ;
  • parti évangélique de gauche Evangelische Volkspartij (EVP).
Ces quatre partis, situés à la gauche du Parti travailliste, étaient nommés la petite gauche. Lors des élections de 1972, ils obtenaient encore 16 sièges, avant de chuter à six sièges seulement en 1977.  À partir des années 1980, ces partis commencèrent à coopérer aux élections municipales, provinciales et législatives en raison du haut pourcentage de votes nécessaire pour obtenir des sièges. En 1984, le PPR, le CPN et le PSP formèrent l'Accord progressiste vert qui présenta une liste commune aux élections européennes. Ils gagnèrent un siège qui fut occupé successivement par le PSP et le PPR.

BELGIQUE

Les élections législatives fédérales belges anticipées se sont déroulées le dimanche 13 juin 2010 :
Ecolo :    4,80 %  [zone francophone] [12,6 % en 2007]
Groen! :  4,38 %  [zone néerlandophone]

Ecolo est un parti francophone et germanophone  créé en 1980 ; il fut l'un des premiers partis verts au monde à entrer dans un parlement national. Groen (en français : Vert) est le parti vert de la Belgique néerlandophone.

ESTONIE


Résultats des élections législatives du 6 mars 2011 :
Les Verts : 3,8 %

Les Verts (en estonien Rohelised, nom complet Erakond Eestimaa Rohelised), membres du Parti Vert européen, se présentent aux élections législatives au Riigikogu, le parlement, en 2007, et obtiennent 7,2 % des suffrages.


FRANCE

Résultats des élections législatives de juin 2012 :
Europe Écologie Les Verts :  2,95 % 
Écologistes :                                0,96 %


ITALIE

Élections générales italiennes de 2008 :
La Gauche – l'Arc-en-ciel : 3,21 %

La Gauche-l'Arc-en-ciel (La Sinistra - l'Arcobaleno) est une fédération de partis de la gauche radicale italienne. Le but de cette coalition électorale est de rassembler la gauche de la gauche, de la même façon que s'est rassemblé le centre-gauche au sein du Parti démocrate. Quatre partis composent la coalition :
  • Parti de la refondation communiste (PRC, communiste, dirigé par Franco Giordano)
  • Parti des communistes italiens (PdCI, communistes, dirigé par Oliviero Diliberto)
  • Fédération des Verts (écologistes, dirigée par Alfonso Pecoraro Scanio, ancien ministre de l'environnement)
  • Gauche démocrate (SD, socialistes, dirigée par Fabio Mussi, ancien ministre de l'université et de la recherche)

GRECE

Résultats des élections législatives du 6 mai 2012 en Grèce :
Verts écologistes (OP) : 2,93 %

Le parti Les Verts écologistes (Οικολόγοι Πράσινοι - Oikologoi Prasinoi) est né en décembre 2002, et appartient au Parti Vert européen.

REPUBLIQUE TCHEQUE

Élections législatives tchèques de 2010 :
Parti des Verts : 2,44 %

Le Parti des Verts (Strana zelených) est apparu sur le devant de la scène politique tchèque après les élections générales du 4 juin 2006, où il a obtenu six sièges à la chambre des députés tchèque. Aux élections législatives de mai 2010, le parti perd près de 4 points et passe sous la barre des 5 % des suffrages exprimés, ce qui l'exclut de la Chambre des députés, quatre ans à peine après y être entré.

CHYPRE

Élection législative du 22 mai 2011 :
Parti vert de Chypre : 2,21%

Le Parti vert de Chypre (Κίνημα Οικολόγων Περιβαλλοντιστών ; Kinima Oikologon Perivallontiston)



SLOVENIE

Des élections législatives anticipées étaient organisées en 2011 :
Parti pour le développement durable de la Slovénie : 1.2 %
Parti de la jeunesse – Parti vert européen :                     0.9 % 


IRLANDE

Les élections législatives irlandaises de 2011 ont eu lieu le 25 février 2011 :
Parti vert : 1,8 %

ROYAUME-UNI

Élections générales britanniques de 2010 :
Green Party of England and Wales : 1,0 %


Le premier parti écologiste organisé à l'échelon national a vu le jour en 1973 à Coventry, en Grande Bretagne. S'inspirant directement du Club de Rome et de l'étude que celui-ci avait publiée en 1972 sous le titre « Les limites de la croissance », ses fondateurs le baptisèrent People. D'un point de vue stratégique, People ne réussit pas à s'associer aux organisations de défense de l'environnement. Après ses premières participations aux élections, le parti fut rebaptisé en 1975 Ecology Party avant de devenir en 1985 le Green Party (Green Party of England and Wales). Il fait partie du parti Vert européen et a signé, avec les autres partis verts, la Charte des Verts mondiaux. 


ESPAGNE

Aucun parti politique se réclamant de l'écologie n'est représenté à l'assemblée nationale, le Cortes espagnoles. Cependant les partis écologistes peuvent être représentés au sein des parlements des 17 communautés autonomes (Comunidades Autónomas en castillan), qui disposent toutes d'un régime plus ou moins large d'autonomie par rapport à l'État central.

Catalogne

Les élections parlementaires catalanes de 2010 (Eleccions al Parlament de Catalunya, en catalan, ou Elecciones al Parlamento de Cataluña, en espagnol) se sont tenues le 28 novembre 2010  :

ICV/EUiA : 7,39 %

La coalition est formée par : 
Iniciativa per Catalunya Verds ou ICV (Initiative pour la Catalogne Verts) d'inspiration néo-communiste et écologiste, 
Izquierda Unida (IU, Gauche unie en français)  coalition politique espagnole de gauche formée en 1986 par différents partis, le plus important étant le Parti communiste.

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