Guerres Révolutionnaires Rouges / 2011



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EDITION du 2 septembre 2011



Répertoire des guerres révolutionnaires communistes en 2011, sous réserves d'erreurs et d'omissions. Six guerres révolutionnaires se déroulent actuellement en :

  • Inde
  • Philippines
  • Pérou
  • Colombie
  • Kurdistan 
  • Paraguay 

Les groupes révolutionnaires armés [ plusieurs factions possible par pays] se sont tous développés à partir des années 1960 ou sont issus de regroupements de factions opérant à cette période. Exception faite du PKK Kurde, les groupes ont adoptés la stratégie de la guerre populaire prolongée et la tactique de la guérilla rurale avec, pour certains, une implantation et des actions dans les grandes villes. Les groupes armés se sont implantés, mis à part le PKK, dans des régions rurales pauvres et isolées du pays et ils bénéficient du soutien de leur population malgré leur lassitude en Colombie et au Pérou, au contraire des groupes armés de l'Inde qui semblent se développer du fait des conséquences de l'industrialisation et de l'urbanisation du pays. A l'instar de l'EZLN au Chiapas [organisation politico-militaire marxiste à l'origine] et des Chemises rouges [ mouvement socialiste réformateur] en Thaïlande.



LES GUERRES REVOLUTIONNAIRES


INDE

Naxalite

Naissance : 1967 /2004.
Idéologie : Plusieurs factions, la principale CPI Maoist [Communist Party of India] est maoïste, fusion en 2004 du Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) - Guerre populaire et du Centre communiste maoïste.
Stratégie : guerre populaire prolongée, guérilla principalement rurale et actions urbaines.
Effectif : [?] 100.000 partisans et sympatisants
Localisation : Des rebelles maoïstes sont actifs dans plusieurs États membres, en particulier au Chhattisgarh, au Jharkhand et au Bihar (recensement officiel 2010 : 195 districts concernés).

On constate la présence de cellules naxalites dans les zones ouvrières et industrielles de Delhi, Mumbai, Raipur, Pune et Jammu. Bien que pour le moment l’activité principale soit la propagande ; dans quelques zones où le mouvement naxalite est spécialement fort, des actions militaires sont menées [ à Nayararh, l’une de villes les plus importantes de l’état d’Orissa, où un commando naxalite a pris d’assaut une caserne de police].

COLOMBIE

Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia, FARC

Naissance : 1966 par Manuel Marulanda Vélez (de son vrai nom Pedro Antonio Marin).
Idéologie : organisation politico-militaire marxiste-léniniste, les FARC cherchent à renverser le gouvernement afin d’instaurer un régime exempt de toute forme de privatisation et de multinationales et, par extension, affranchi de toute influence des États-Unis.
Stratégie : guerre populaire prolongée, guérilla rurale.
Effectif : [?] entre 12.000 et 18.000 membres.
Localisation : leur zone opérationnelle s'étend jusqu'au Panama, au Venezuela et à l'Ecuador.

Site internet officiel : http://www.farc-ep.org/

Ejército de Liberación Nacional (Colombia),ELN

Naissance : 1964 par Fabio Vásquez Castaño.
Idéologie : organisation politico-militaire tendance castriste et théologie de la libération [via les Padres Camilo Torres Restrepo et Manuel Perez].
Stratégie : guerre populaire prolongée, guérilla paysanne.
Effectif : inconnu / faible
Site internet : http://www.eln-voces.com/


PHILIPPINES

Nouvelle Armée du peuple (NPA)

Naissance : 1969 par José Maria Sison [en exil et destitué aujourd'hui].
Idéologie : branche armée du Parti communiste des Philippines (PCP).
Stratégie : guerre populaire prolongée, guérilla rurale et urbaine.
Effectif : 5.000 [?]. 25.000 pendant les années 1970.

Alex Boncayao Brigade, ABB
Cette brigade était une faction de la NPA, créée dans le milieu des années 1980, destinée à assurer la guérilla urbaine à Manille. Forte d'environ 500 membres, ce groupe révolutionnaire est responsable d'une centaine d'exécutions de personnalités importantes. Après une séparation en 1994 avec la NPA, puis une réconciliation en 1997, la brigade accepte les conditions de paix en 2000, du gouvernement.
Rebolusyong Hukbong Bayan (RHB)
Le RHB est une faction dissidente du CPP/NAP, fidèle à José Maria Sison, fondateur du NPA, vivant en exil.

PEROU

Partido Comunista del Peru - Sendero Luminoso

Naissance 1970 par Abimael Guzmán / 1980 : guerre populaire prolongée.
Idéologie : dissidence du Parti communiste péruvien. Maoïste.
Stratégie : guerre populaire prolongée, guérilla rurale. L'Ejército guerrillero Popular, est son bras armé.
Effectif : [?] / faible
Localisation : Repliés dans une partie de la jungle péruvienne, notamment la vallée des fleuves Apurimac et Ene, dans le sud-est du pays, les guérilléros maoïstes se sont structurés en plusieurs fronts qui, bien établis (tunnels, cachettes, voies de repli), ont pu riposter énergiquement aux tentatives du pouvoir de reprendre le contrôle complet de cette zone.

Le Sentier Lumineux contrôlait de vastes régions rurales du Pérou, en particulier dans les Andes et le piémont amazonien, et dans les années 1980 tente de s'implanter dans les villes, en particulier dans certains bidonvilles de Lima.


Movimiento Revolucionario Tupac Amaru

Naissance 1984.
Idéologie : initialement marxiste léniniste.
Stratégie : guérilla rurale et urbaine. Organisation plutôt urbaine, présente dans les universités et les bidonvilles de Lima.
Effectif : [?] / très faible 
Localisation Tupac Amaru, grande rivale du Sentier lumineux privilégiait la guérilla urbaine et les actions spectaculaires. Les guérilleros du MRTA se veulent héritiers de Che Guevara et ils se proclamaient défenseurs des laissés-pour-compte et des paysans producteurs de coca de la vallée du Huallaga, dans le nord-est du pays. Le MRTA s'oppose, ennemis jurés, au Sentier lumineux. Affirmant «voler les riches pour aider les pauvres», le MRTA privilégie, au contraire, les actions spectaculaires : attaques d'ambassades occidentales, cambriolages de banques, enlèvements d'industriels et attentats contre des fast-foods. Ce groupe est apparemment dissout. 


Le Mouvement Populaire du Pérou

Dans un communiqué d'octobre 2003, le «Mouvement Populaire du Pérou », proche du PCP-SL, réaffirme l'objectif de la prise du pouvoir pour établir le communisme :
« ...la guerre populaire a commencé en 1980 et se développe avec succès, aujourd'hui, plus de 10 ans après l'arrestation du Président Gonzalo. Notre objectif est défini : conquérir le pouvoir et aller jusqu'au communisme, en s'appuyant sur la république Populaire de Nouvelle Démocratie [...] L'Armée de Libération Populaire s'est renforcée et a augmenté sa capacité offensive, c'est le Parti qui commande au fusil.»


PARAGUAY

Ejército del Pueblo Paraguayo, EPP
Armée du Peuple Paraguayen


Naissance 2008 ? dirigeant Severiano Martinez tué en 2010
Idéologie : marxiste léniniste / guévariste
Stratégie : guérilla rurale
Effectif : [?] / très faible

Selon certains journalistes, l'EPP pourrait être une invention de l'oligarchie du pays contre la présidence de l’ex-évêque Lugo et de son parti, l’Alliance patriotique pour le changement, une coalition de formations de centre et de gauche, arrivée au pouvoir en avril 2008, après six décades ininterrompues de régimes conservateurs du Parti Colorado, tristement marquées par la longue dictature d’Alfredo Stroessner (1954-1989). Étrangement l’EPP s’avère être un cadeau du ciel pour la droite parlementaire qui peut accuser le président de faiblesse voire de sympathie envers les guérilleros et de laxisme en matière de sécurité du pays. 

Le 29 juillet 2010, le Ministère de l’Intérieur paraguayen a déclaré que des policiers avaient tué Severiano Martinez, le dirigeant de l’Ejército del Pueblo Paraguayo, pendant une fusillade dans la région du Chaco. En novembre 2011, un des principaux dirigeants, Manuel Cristaldo Mieres, aurait été failli être capturé, après avoir attaqué un grand domaine dans la région d’Hugua Ñandu, et un commissariat de police de la localité de Capitán Giménez.


KURDISTAN

PKK

Le PKK, Parti des Travailleurs du Kurdistan est une organisation politique marxiste-léniniste, des Kurdes, fondée en 1978 qui a commencé la lutte armée en 1984. Le PKK a renoncé au léninisme en 2003, et s’appelle aujourd’hui Kongra-GEL, [Congrès du Peuple du Kurdistan].




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LES PAYS SOCIALISTES 





1. NON DÉMOCRATIQUE

La République populaire démocratique de Corée
La Corée du Nord est une dictature non communiste,  le dernier pays au monde se réclamant officiellement du stalinisme. Depuis 2002, certaines réformes économiques ont été mises en place, comparables aux mesures de libéralisation mises en place en Chine, sans pour autant vouloir atteindre leur ampleur. Cela étant, La Corée du Nord a accordé l'asile à plusieurs membres de la ligue japonaise Faction armée Rouge dont ceux qui avaient participé en 1970 au détournement d'un vol de la Japonese Airlines. Des rapports laissent supposer que la Corée du Nord vend des armes en quantité limitée à des groupes de terroristes. 

République démocratique populaire Lao
Depuis 1975, le Laos est un État communiste dirigé par le Parti révolutionnaire populaire Laoparti unique d'obédience marxiste-léninisteCela étant, le Laos, à l'image de la Chine, a adopté progressivement le libre échange et l'entreprise privée en adoptant la libéralisation des lois sur les investissements étrangers et l'admission du Laos à l'ASEAN en 1997. La bourse de Vientiane, la capitale, est créée le 11 janvier 2011.

La République de CUBA
Cuba se présente comme un pays socialiste, présidé par le Parti communiste, et se veut être une république unitaire des ouvriers et paysans. La chute de l'Union soviétique priva l'île de ses principaux partenaires commerciaux et l'embargo des États-Unis eurent de lourdes conséquences sur l'économie cubaine. A cela, l'économie cubaine s'ouvrira partiellement sur la voie de la libéralisation.

La République populaire de CHINE
Dirigée par le parti communiste depuis 1949, la Chine a depuis la fin des années 1970 adoptée une « économie socialiste de marché », formule inédite qui a permis au pays d’ouvrir progressivement son économie à la libéralisation tout en conservant son régime politiqueLa Chine n'est plus un pays communiste.

La République socialiste du VIÊT NAM
Depuis 1986, le pays applique une politique d’ouverture économique, le Doi Moi ou « renouveau », reprenant la modèle d'« économie socialiste de marché » de la Chine. Sur le plan national, ce fut le démarrage d’un processus de croissance économique rapide et d’intégration progressive à l’économie mondiale. Le Viêt Nam n'est plus un pays communiste. 


2. DÉMOCRATIQUE

République Démocratique Fédérale du NEPAL
Une longue et meurtrière décennie d’insurrection maoïste et de guerre civile (fév. 1996 — nov. 2006 ; 13 000 victimes ; 100 000 personnes déplacées), a permis la signature du Comprehensive Peace Agreement (CPA) entre l’ex-guérilla et le gouvernement, l’abolition de la monarchie (déc. 2007), la victoire des maoïstes aux élections (Assemblée constituante ; avril 2008). Le Népal est une République parlementaire de type fédéral depuis l'abolition de la monarchie. Jhala Nath Khanal président du Parti communiste du Népal (marxiste-léniniste unifié) (ou PCN-MLU) est l'actuel Premier ministre depuis février 2011.

LES PAYS DÉMOCRATIQUES REFORMATEUR RADICAL



La République Bolivarienne du Venezuela

Le président actuel est Hugo Chávez Frias, depuis 1999Les élections à la présidence de décembre 2006 ont confirmé Chávez à la présidence du pays. La Constitution bolivarienne de 1999 oblige le gouvernement à « renverser les données économiques qui, dirigées par le Fonds monétaire international (FMI) avaient été la cause de la « décennie perdue » (1985-1995), et ses terribles effets négatifs sur les populations et leurs systèmes économiques ». Son action politique est centrée sur le renforcement du rôle de l’État par le biais de nationalisations et la revalorisation du pétrole, principal produit d'exportation du pays. Elle vise à se libérer des impositions d’une lourde dette, qui grevait en 1998 50 % du budget national, en la payant. Le gouvernement cherche aussi à satisfaire la dette sociale d’urgence : santé, alimentation, éducation (missions civico-militaires de grande pénétration populaire). En janvier 2007, le président a annoncé vouloir réformer en profondeur la constitution, afin d'aller vers la création d'une « République socialiste du Venezuela ». Le Venezuela quitte le FMI et la Banque mondiale (BM) le 30 avril 2007 après avoir remboursé sa dette en totalité.


LES PRESIDENCES ex-Guérillero

Cela n'implique en aucune façon un changement radical politique ou économique, au contraire même : "Tout homme qui n’a pas été anarchiste à vingt ans est un imbécile, mais c’en est un autre s’il l’est encore à quarante".  Clémenceau [selon Léo Mallet]. Une sentence encore très en vogue aujourd'hui. 


Cuba
Après Fidel, son frère Raul, ancien guérillero, est à la tête du pays. 



Uruguay

L'Uruguay est dirigé depuis le 29 novembre 2009, par José Mujica Cordano, surnommé « Pepe Mujica », ex-guérillero des Tupamaros dans les années 1960-1970. Il participa à la création du Mouvement de participation populaire (MPP) avec le Mouvement de libération nationale – Tupamaros (MLN-T). Par la suite, après une longue captivité dans les geôles de la dictature, il abandonne la lutte armée et est élu sénateur puis nommé ministre de l'Agriculture du gouvernement Vázquez, en 2005. Candidat présidentiel du Front large (Frente Amplio) pour la présidentielle de 2009, il l'a remporté au second tour avec 52,9% des voix. Peu de changement notable à constater. 


Brésil

La présidente élue en 2010, Dilma Rousseff est la fille de Dilma Coimbra Silva et de l'avocat bulgare Pedro Rousseff, membre actif du mouvement communiste bulgare, qui s'exila au Brésil après la seconde guerre mondiale. Elle ne fut pas une combattante mais elle intégra le mouvement de résistance contre la dictature brésilienne dans les années 60. Arrêtée en 1970, torturée pendant 22 jours, condamnée par un tribunal militaire, elle connut les geôles pendant 3 ans. À l'époque de sa détention, elle était surnommée la Jeanne d'Arc de la guérilla. Son époux était également un membre du mouvement guérillero, Carlos Franklin Paixão de Araújo. 


Salvador

Le Frente Farabundo Martí de Liberación Nacional (Front Farabundo Martí de libération nationale, FMLN) est un mouvement politique. Fondé en octobre 1980 comme organisation unifiant 5 mouvements de guérilla marxistes :
  • Forces Populaires de Libération (FLP)
  • Armée Révolutionnaire du Peuple (ERP)
  • Forces Armées de Résistance Nationales (FARN)
  • Parti Révolutionnaire des Travailleurs Centre-Américains (PRTC)
  • Forces Armées de Libération (FAL)
Il est transformé en parti politique légal au cours de l'année 1992 dans le cadre l'accord de paix de Chapultepec. Pour l'élection présidentielle de mars 2009, le FMLN présente comme candidat Mauricio Funes, un ancien correspondant de CNN en espagnol. Le 15 mars 2009, il est élu Président du Salvador avec 51,2% des voix. Funes est accompagné de Salvador Sánchez Cerén, vice-président et dernier leader de la guérilla parmi les membres du FMLN.

Cambodge
Le président, Chea Sim a participé à l'organisation khmère rouge en tant que secrétaire de zone. Qu'il a quitté en 1978 pour s'enfuir au Viêt nam. Le premier ministre Hun Sen a été un combattant émérite khmer rouge, commandant d'un régiment. Il s'enfuit au Viêt nam en 1978.

Bolivie
Le président, réélu en 2009, Juan Evo Morales Ayma a été un leader syndicaliste. Son Vice-président Álvaro García Linera, a été membre de l'Armée guérillera Túpac Katari, arrêté en 1992 et emprisonné pendant cinq ans  sans être jugé. Peu de changement notable à constater. 

Thaïlande
Après que les élites aristocratiques de Thaïlande, alliées à la monarchie, aient organisé une répression sévère de la révolte populaire des Chemises rouges, c'est finalement Yingluck Shinawatra la soeur du milliardaire Thaksin Shinawatra, ancien premier ministre destitué et chef symbolique des Chemises rouges, qui a remporté le 3 juillet 2011 les élections législatives, grâce notamment au soutien des régions du Nord et du Nord-Est, fief des Chemises Rouges.



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