Я - куба SOY CUBA





« Je pense que si ce film avait été montré en 1964, 

le cinéma aurait été différent dans le monde entier »

Martin Scorsese


Récompensé d'une palme d'Or à Cannes en 1958 
pour son film Quand passent les cigognes, Mikhaïl Kalatozov réalise en 1964 un chef d’œuvre sur la Révolution cubaine, Soy Cuba (Я - куба). Film maudit qui déplut tout autant à Cuba qu'à Moscou et qui sera interdit dans les cinémas américains pendant la guerre froide. Soy Cuba est exhumé par Coppola et Scorsese en 1993. 





A travers quatre histoires, Soy Cuba décrit la lente évolution de Cuba, du régime de Batista jusqu'à la révolution de Fidel Castro. Quatre récits qui renforcent l'idéal communiste face à la mainmise du capitalisme. Tout au long de ses épisodes, Cuba se libère de ses dépendances politiques pour affirmer son identité, singulière et autonome, avec ses contradictions et ses espérances.
 
Soy Cuba, chef d’œuvre cinématographique, par le traitement des images [sur-exposition, etc], par les travellings incroyables, peut être regardé comme un véritable documentaire. Car au-delà de l'esthétisme, ce film évoque les actions des révolutionnaires, étudiants, militants, guérilleros, paysans... ; et ce, dans leur foi en la révolution sans pour autant oublier le côté humain de la chose. C'est en cela que le film déplut : Soy Cuba s’éloignait beaucoup trop des critères du film de propagande : « poème épique » selon M. Scorsese, hommage à la terre et à la liberté du peuple cubain plus que célébration du nouveau régime communiste.



Vidéo présentant plusieurs extraits du film.



Voir également l'article Chung Kuo, à propos du documentaire 
de Antonioni [réalisateur de Blow Up], 
commandité par la République Populaire de Chine en 1972.

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